Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux ces derniers jours affirme que de faux billets circuleraient au sein de certains points de transfert d’argent dans l’espace UMOA. La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a réagi dans un [communiqué officiel publié le 20 août, invitant le grand public à authentifier systématiquement chaque coupure reçue.
Une vigilance individuelle mise en avant
L’institution basée à Dakar rappelle que la connaissance des méthodes d’identification des billets constitue, selon ses propres termes, « le premier rempart dans la lutte contre la circulation de faux billets ». Elle invite les usagers à garder le réflexe d’authentifier chaque coupure reçue lors d’une transaction, en s’appuyant sur les gestes de vérification détaillés dans la rubrique « billets et pièces » de son site internet.
Une coopération judiciaire déjà engagée
Au-delà de l’appel à la prudence individuelle, la BCEAO affirme que des dispositions sont « constamment prises, de concert avec les structures en charge de la répression du faux monnayage, pour veiller à la sûreté des billets et pièces en circulation ».
Cette coopération s’appuie sur un laboratoire spécialisé de la banque centrale, chargé d’analyser les faux billets saisis dans l’ensemble de la zone. Les saisies effectuées par les douanes ou les forces de l’ordre des huit États membres y sont centralisées, ce qui permet à l’institution d’identifier les techniques de contrefaçon utilisées et d’ajuster les dispositifs de sécurité des futures émissions.
Un phénomène récurrent depuis plusieurs années
Cet épisode n’est pas isolé. La BCEAO a déjà démenti à plusieurs reprises des rumeurs similaires portant sur ses billets, qu’il s’agisse de fausses séries de coupures de 5 000 et 10 000 francs CFA en 2017, ou d’une prétendue émission d’un billet de 50 000 francs CFA, rumeur relancée périodiquement depuis 2016 sans fondement. La banque centrale a également dû clarifier, dans un communiqué distinct, que les lettres A, B, C, S, D, H, K et T figurant sur ses billets n’ont aucune fonction d’authentification et n’affectent en rien leur cours légal.
Tout billet authentifié conserve son pouvoir libératoire dans l’ensemble des huit pays de l’UMOA, à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Son refus par un commerçant ou un particulier constitue une infraction sanctionnée par les textes en vigueur.
