Hermione : Grégoire Lecalot, le veuf de Clémentine Vergnaud, se mobilise pour sauver le célèbre navire

Grégoire Lecalot s’est mobilisé début 2026 pour tenter de préserver l’avenir de l’Hermione, immobilisée depuis 2021 à Anglet, dans le port de Bayonne. Le journaliste faisait partie d’un groupe de six anciens marins qui avait déposé une offre de reprise avant l’échéance fixée au 6 janvier, alors que l’association gestionnaire était placée en redressement judiciaire.

L’initiative n’a finalement pas abouti faute de financements suffisants. Mais plusieurs mois plus tard, l’engagement de celui qui fut le mari de Clémentine Vergnaud, journaliste de Franceinfo décédée le 23 décembre 2023 à 31 ans, reste associé au combat pour préserver le célèbre trois-mâts.

Une offre pour maintenir l’Hermione à flot

Le projet porté par Lecalot et cinq autres marins visait à anticiper une éventuelle liquidation de l’association Hermione-La Fayette. Lors de son intervention sur ICI Pays Basque, le journaliste avait expliqué que leur démarche cherchait à « garder ouverte […] l’option d’un bateau qui peut naviguer ».

Le dossier s’est heurté à une difficulté majeure : l’argent nécessaire pour achever la restauration. La remise en état de la coque est évaluée à environ 10 millions d’euros, dont près de la moitié avait déjà été mobilisée. Il resterait donc autour de 5 millions d’euros à réunir pour poursuivre le chantier.

L’offre des anciens gabiers n’a pas été retenue. Au 28 janvier, les porteurs de ce projet avaient dû renoncer, faute de moyens financiers et de soutiens publics suffisants. Une autre proposition, portée par Tugdual Jaouen, avait alors été examinée par le tribunal judiciaire de La Rochelle.

Un navire immobilisé depuis 2021

L’Hermione se trouve à Anglet depuis septembre 2021, après la découverte de dégradations sur sa coque en bois. Le chantier de restauration a conduit l’association propriétaire à entrer en redressement judiciaire en septembre 2025, après une cessation des paiements constatée quelques mois plus tôt.

La situation reste toutefois ouverte. En juillet 2026, le tribunal judiciaire de La Rochelle a autorisé la poursuite de la période d’observation et estimé qu’un plan de redressement demeurait envisageable. Une nouvelle audience est prévue le 23 septembre 2026.

L’association poursuit donc ses recherches de financements et de partenaires pour permettre la continuité du projet. Selon son scénario actuel, la restauration pourrait être achevée à l’horizon 2029, avec un retour de la frégate à Rochefort envisagé la même année.

Un lien ancien avec la frégate

Pour Grégoire Lecalot, l’Hermione n’est pas un patrimoine découvert récemment. Il avait embarqué sur le navire en 2015, année de son premier grand voyage transatlantique. La réplique avait alors parcouru environ 13 000 kilomètres entre la France, les États-Unis et le Canada, sur les traces du marquis de La Fayette.

La frégate actuelle a été construite à Rochefort après un chantier de plusieurs années. Sa première sortie en mer remonte à 2014, avant son voyage américain de 2015. Ce périple avait reproduit, 235 ans après, le trajet historique effectué par La Fayette à bord de l’Hermione originale en 1780.

Deux ans après la disparition de Clémentine Vergnaud, l’engagement de son mari dans ce dossier donne ainsi une nouvelle dimension à son parcours. Mais l’enjeu reste avant tout celui de l’avenir d’un navire historique dont la restauration dépend encore de plusieurs millions d’euros.

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