Interdiction en Guinée : pourquoi France 24 présente finalement ses excuses

La diffusion de France 24 est interdite sur tout le territoire guinéen depuis ce jeudi 17 septembre 2026. Quelques heures après cette décision de la Haute Autorité de la Communication (HAC), la chaîne française a publiquement présenté ses excuses au président Mamadi Doumbouya et corrigé les propos à l’origine du différend.

Un différend né d’un mot mal choisi

Tout part d’un journal télévisé diffusé le mardi 15 septembre, dans lequel un présentateur de la chaîne désigne le chef de l’État guinéen comme un « président putschiste ». La formule renvoie à son arrivée au pouvoir, le 5 septembre 2021, à la suite du renversement de l’ancien président Alpha Condé. Pour la HAC, ce terme ignore délibérément la légitimité que Doumbouya tire des urnes depuis l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, remportée dès le premier tour avec 86,72 % des suffrages, et confirmée par sa prestation de serment le 17 janvier 2026. Le régulateur a adressé dès le 16 septembre une mise en demeure formelle, exigeant l’arrêt de toute qualification jugée attentatoire à la dignité présidentielle ainsi que des corrections éditoriales.

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Une sanction sans précédent contre la chaîne

Estimant n’avoir reçu aucune réponse satisfaisante, la HAC durcit le ton dès le lendemain. Réunie en séance extraordinaire, l’institution, présidée par Boubacar Yacine Diallo, signe la décision N°032/HAC/P/2026 révoquant l’autorisation de diffusion de France 24 « par tout vecteur technique », y compris le satellite, le câble, les applications mobiles et les réseaux sociaux. Les accréditations de tous les correspondants et collaborateurs de la chaîne présents dans le pays sont retirées avec effet immédiat.

L’Autorité de régulation des postes et télécommunications est chargée de bloquer les accès numériques du média, tandis que Canal+ Guinée reçoit l’ordre de couper le signal sur son bouquet. Dans le texte de la décision, la HAC dénonce « une offense continue à la personne du Président et une violation flagrante de la souveraineté juridique » du pays.

Un rétropédalage tardif

C’est dans ce cadre que la chaîne choisit de rectifier le tir. Dans une vidéo diffusée le 17 septembre, le journaliste reconnaît l’erreur commise plus tôt dans la semaine et rappelle que le dirigeant guinéen, arrivé au pouvoir par un coup d’État en 2021, a bien été élu à la magistrature suprême à l’issue du scrutin de décembre 2025. Il conclut sobrement : « Voilà pour cette erreur rectifiée. »

Cet épisode s’ajoute à une longue série de tensions entre les autorités de Conakry et les médias, guinéens comme étrangers. En mai 2024 déjà, le gouvernement avait retiré les agréments de six organes de presse locaux, trois radios et deux télévisions, accusés de « dérapages » envers les institutions. La sanction de France 24 marque toutefois la première fois qu’une chaîne internationale majeure se voit totalement écartée du paysage audiovisuel guinéen depuis l’élection de Doumbouya. À ce stade, aucune date de levée de l’interdiction n’a été communiquée par la HAC.

7 réflexions au sujet de “Interdiction en Guinée : pourquoi France 24 présente finalement ses excuses”

  1. Pourquoi cette excuse, pendant que ces mêmes médias malmènent le Burkina, le Niger, le Mali et leurs dirigeants à longueur de journée ?

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  2. P@tschiste, c’est p@tschiste, ce qui est bon pour le canard, l’est aussi pour l’oie.

    Pourquoi cette @xcuse, quand depuis des mois, voire des années, on nous s@oule avec les mêmes appellations pour les prégo de Burkina, Mali et Niger?

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  3. P@tschiste, c’est patschiste, ce qui est bon pour le canard, l’est aussi pour l’oie.

    Pourquoi cette excuse, quand depuis des mois, voire des années, on nous saoule avec les mêmes appellations pour les prégo de Burkina, Mali et Niger?

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  4. P@tschiste, c’est patschiste, ce qui est bon pour le canard, l’est aussi pour l’oie.

    Pourquoi cette excuse, quand depuis des mois, voire des années, on nous saoule avec les mêmes appellations pour les dirigeants de Burkina, Mali et Niger?

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  5. P@tschiste, c’est patschiste, ce qui est bon pour le canard, l’est aussi pour l’oie.

    Pourquoi cette excuse, quand depuis des mois, voire des années, on nous saoule avec les mêmes appellations pour les leaders de Burkina, Mali et Niger?

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  6. Putschiste, c’est putschiste, ce qui est bon pour le canard, l’est aussi pour l’oie.

    Pourquoi cette excuse, quand depuis des mois, voire des années, on nous saoule avec les mêmes appellations pour les leaders de Burkina, Mali et Niger?

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