Libérés le 13 août après plusieurs mois de captivité, 82 militaires maliens ont été reçus le 17 août à Bamako par le président de la Transition, Assimi Goïta. Ils ont alors affiché leur volonté de retrouver leurs unités et de repartir au combat aux côtés des Forces armées maliennes.
La cérémonie organisée au palais de Koulouba a permis aux soldats de remercier les autorités pour les démarches ayant conduit à leur libération et pour leur prise en charge depuis leur retour. Le colonel Adama Bakayoko, qui s’est exprimé au nom du groupe, a assuré de leur disponibilité à retrouver leurs unités. Selon les comptes rendus de la réception, les militaires ont également appelé la population à soutenir les FAMa.
Les militaires annoncent leur retour au front
La volonté de reprendre le combat constitue le principal message délivré par les soldats libérés. Adama Bakayoko a réaffirmé leur détermination à retrouver leurs frères d’armes et à poursuivre leur mission. Cette déclaration intervient alors que les forces maliennes sont toujours engagées dans des opérations contre plusieurs groupes armés actifs dans le pays.
La réception s’est déroulée en présence du général Oumar Diarra, ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens combattants, ainsi que du général de division Élisée Jean Dao, chef d’état-major général des Armées. Ce dernier a salué la résistance des militaires durant leur détention et leur volonté de reprendre leur activité.
Selon Élisée Jean Dao, aucune négociation n’a été engagée avec les ravisseurs. Le chef d’état-major a expliqué que les autorités avaient travaillé à réunir des conditions destinées à rendre la détention difficile pour ceux qui retenaient les soldats. Cette démarche aurait été conduite sur instruction du président de la Transition, qui souhaite également obtenir des informations sur les militaires encore détenus ou portés disparus.
Six blessés transférés de Kidal à Gao
Le dossier des militaires détenus a connu une nouvelle évolution le 16 août. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a confirmé avoir facilité le transfert médical de six personnes blessées depuis le Centre de santé de référence de Kidal vers l’hôpital de Gao. L’opération a été réalisée avec des garanties de sécurité obtenues auprès des différentes parties au conflit.
Le Front de libération de l’Azawad (FLA) affirme que ces six personnes sont des militaires maliens qu’il détenait. Le CICR, fidèle à son principe de neutralité, n’a pas confirmé leur appartenance militaire.
Les annonces des différentes parties font ainsi état de 88 militaires maliens sortis de captivité en quelques jours, mais ce chiffre repose sur l’addition des 82 militaires libérés le 13 août et des six personnes que le FLA présente comme des soldats.
Un conflit toujours actif au Mali
Ces événements surviennent dans un contexte sécuritaire dégradé. Le conflit armé malien, engagé depuis 2012, a connu une nouvelle phase d’intensification en 2026. Le 25 avril, des attaques coordonnées ont visé plusieurs villes, dont Kidal, Gao, Sévaré et Kati.
Le 4 juillet, de nouvelles attaques ont touché plusieurs positions des forces maliennes, dont celles d’Anéfis, Aguelhoc et Gao. Ces offensives ont été attribuées à des groupes armés opérant dans différentes régions du pays.
Dans ce contexte, le retour annoncé des 82 militaires au sein des FAMa intervient alors que les autorités maliennes poursuivent leurs efforts pour retrouver les soldats encore portés disparus ou détenus.



