Menace nucléaire sur l'Iran : Tucker Carlson, ex-allié de Trump, réclame sa destitution immédiate

Un ex-soutien majeur de Donald Trump demande son retrait immédiat du pouvoir. Tucker Carlson, ancienne figure phare de Fox News, a affirmé vendredi que le président américain devrait être destitué « immédiatement » s’il envisageait activement de recourir à l’arme nucléaire contre l’Iran.

L’échange a eu lieu dans son podcast The Tucker Carlson Show, face à Joe Kent. Cet ancien responsable du renseignement antiterroriste américain avait quitté ses fonctions au sein de l’administration Trump cette année, en désaccord avec l’engagement militaire contre l’Iran.

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Une ligne rouge fixée par Carlson

Carlson a précisé qu’il s’était « fortement opposé » aux deux précédentes procédures de destitution engagées contre Trump lors de son premier mandat, les qualifiant d’« absurdes ». Il estime que l’hypothèse d’un recours en premier à l’arme nucléaire constitue une limite qui ne souffre aucune exception, demandant « pourquoi n’y a-t-il pas de tentative pour le retirer du pouvoir, genre, immédiatement ? »

Selon l’animateur, des discussions sur l’usage d’armes nucléaires tactiques auraient eu lieu au Pentagone. Il a rappelé les propos tenus par Trump en avril, selon lesquels « toute une civilisation mourra ce soir » si l’Iran ne répondait pas aux exigences américaines — une déclaration que Carlson interprète comme une menace nucléaire implicite. La Maison-Blanche n’a pas confirmé cette lecture des propos présidentiels.

Une rupture entamée depuis plusieurs mois

Cette sortie s’ajoute à une série de ruptures publiques entre les deux hommes. En juin, Carlson avait annoncé cesser tout soutien au Parti républicain, dénonçant un parti « pas loyal envers les États-Unis ». Il avait ensuite confié à la Columbia Journalism Review vouloir « aider à construire un troisième parti », destiné aux électeurs ne se reconnaissant plus dans les deux formations dominantes.

Début août, Carlson a réuni dans le Maine plusieurs figures elles-mêmes brouillées avec Trump, dont l’ex-élue républicaine Marjorie Taylor Greene et l’élu du Kentucky Thomas Massie. Il y a présenté dix objectifs pour un mouvement politique alternatif, sans annoncer formellement la création d’un nouveau parti. Trump avait critiqué Carlson sur Truth Social la semaine précédente, le qualifiant de « loser » après sa rencontre avec Massie et Taylor Greene.

Un allié historique devenu opposant

Carlson avait compté parmi les soutiens médiatiques les plus fidèles de Trump, l’ayant accompagné à la convention républicaine de 2024 et interviewé à plusieurs reprises pendant la campagne présidentielle. Son licenciement de Fox News en 2023, après le règlement du procès Dominion Voting Systems à hauteur de 787 millions de dollars, n’avait pas entamé cette proximité.

La rupture actuelle trouve son origine dans les désaccords sur la politique étrangère américaine, en particulier l’intervention militaire contre l’Iran, que Carlson juge contraire aux intérêts nationaux des États-Unis. Aucun parlementaire républicain n’a engagé de procédure formelle de destitution contre le président.

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