Nigeria : l'armée tue 21 djihadistes de Boko Haram et détruit leur camp dans l'Adamawa

Vingt-et-un combattants de Boko Haram et de l’ISWAP ont perdu la vie lors d’un raid militaire mené dans la zone du mont Kopre, en LGA de Hong, dans l’État d’Adamawa, au nord-est du Nigeria. L’assaut, mené entre le 26 et le 27 août, a également permis la destruction complète du camp retranché du groupe armé.

Un assaut nocturne mené en deux phases

Les troupes de l’Opération Hadin Kai ont progressé de nuit à travers un relief accidenté avant de frapper, épaulées par l’équipe tactique du Bureau du conseiller à la sécurité nationale et des renforts du 226e Bataillon déployés dans le Secteur 4. Selon le capitaine Mohammed Goni, porte-parole militaire de la Force conjointe Nord-Est, l’opération s’est appuyée sur des renseignements jugés fiables et s’est déroulée en deux accrochages distincts. Plusieurs assaillants auraient réussi à fuir malgré des blessures par balle.

Les soldats ont saisi des fusils d’assaut AK-47, des chargeurs et une quantité importante de munitions de calibre 7,62 mm. Motos, vélos et bidons d’essence destinés à la logistique du groupe ont aussi été incendiés sur place.

Des recherches d’otages toujours en cours

Des habitants enlevés en mai dans la communauté de Mussa, ainsi que des écoliers kidnappés en juin à Lassa, restent activement recherchés par les forces nigérianes. « La Force conjointe Nord-Est, Opération Hadin Kai, reste déterminée à poursuivre des opérations agressives et fondées sur le renseignement, visant à localiser et libérer les personnes enlevées, à démanteler les bastions terroristes et à affaiblir leur capacité logistique et combattante », a déclaré Goni.

Le haut commandement militaire a salué de son côté « la bravoure, le professionnalisme, la résilience et la coordination sans faille » des troupes engagées, ainsi que celles de l’équipe du conseiller à la sécurité nationale.

Une zone frontalière difficile à sécuriser

L’État d’Adamawa figure parmi les trois régions placées sous état d’urgence dès 2013 face à la progression de Boko Haram, aux côtés de Borno et Yobe. Le mont Kopre et ses environs escarpés servent depuis longtemps de zone de repli aux groupes armés, en raison d’un relief difficile d’accès pour les véhicules militaires classiques. Les autorités évoquent régulièrement la présence de petites cellules mobiles de l’ISWAP dans cette zone frontalière avec le Cameroun, malgré plusieurs années d’opérations de reconquête territoriale. L’armée a indiqué vouloir poursuivre les recherches jusqu’à la libération de l’ensemble des otages encore détenus dans la région.

Laisser un commentaire