Le Burkina Faso a terminé en tête des Jeux de la Confédération des États du Sahel (AES), organisés à Ouagadougou du 7 au 16 septembre 2026, avec 140 médailles dont 64 en or, 49 en argent et 27 en bronze. Le Niger a pris la deuxième place avec 87 médailles, tandis que le Mali a terminé troisième avec 69 récompenses.
Un classement qui change par rapport à 2025
Cette deuxième édition inverse le classement de la première. À Bamako, en juin 2025, le Mali avait remporté 59 médailles, dont 27 en or, devant le Niger et le Burkina Faso, qui avait obtenu 55 médailles, dont 14 en or.
À Ouagadougou, les performances burkinabè ont donc progressé sur les deux indicateurs. Le pays compte cette fois 140 médailles au total et 64 titres, soit 50 médailles de plus que lors de la première édition et 50 médailles d’or supplémentaires.
Les résultats ont été obtenus au terme de neuf jours de compétition réunissant 376 athlètes des trois pays dans 11 disciplines : athlétisme, boxe, cyclisme, football, handball, judo, karaté, kung-fu wushu, lutte, taekwondo et tir à l’arc.
Des Jeux pensés pour rapprocher les jeunes sportifs
Au-delà du tableau des médailles, les Jeux de l’AES ont été conçus comme un espace de rencontres entre les jeunesses burkinabè, malienne et nigérienne. La première édition avait déjà été présentée comme un moyen de favoriser les échanges entre les jeunes des trois pays à travers le sport.
Pour les athlètes, cette confrontation permet de se mesurer à des concurrents qu’ils rencontrent rarement dans les compétitions nationales. Les disciplines individuelles et collectives offrent aussi aux jeunes sportifs une expérience supplémentaire de la compétition à l’échelle sous-régionale.
Cette dynamique peut contribuer à la détection de nouveaux talents. Les autorités burkinabè ont présenté les Jeux comme un cadre destiné à encourager la relève sportive. Des primes ont été accordées aux médaillés des sports individuels et des sports de combat : 400 000 FCFA pour l’or, 300 000 pour l’argent et 200 000 pour le bronze.
Vers une coopération sportive entre les trois pays
Les Jeux constituent également l’un des volets de la coopération entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger. En juin 2026, les trois pays avaient examiné plusieurs projets communs dans les domaines de la jeunesse, des sports et de l’emploi, dont la création envisagée d’un Centre de développement de la jeunesse et des sports de l’AES.
Pour les sportifs, l’enjeu dépasse donc le classement obtenu à Ouagadougou. La multiplication des confrontations, les échanges entre encadreurs et la mise en place éventuelle de structures communes pourraient offrir davantage d’occasions aux jeunes talents de progresser.
Les résultats de cette deuxième édition donnent ainsi un nouveau point de comparaison entre les trois pays. Reste désormais à savoir si les performances enregistrées à Ouagadougou pourront se traduire par un accompagnement durable des athlètes et par une meilleure préparation aux compétitions continentales et internationales.



