Ouganda : une statue de Yoni Netanyahou dévoilée sur les lieux de sa mort

Une statue en bronze représentant Yonatan Netanyahou occupe désormais l’ancien terminal de l’aéroport d’Entebbe, à l’endroit précis où l’officier est tombé le 4 juillet 1976. La cérémonie de dévoilement s’est tenue samedi 1er août, cinquante ans jour pour jour après le raid militaire qui avait permis la libération de plus de cent otages retenus dans ce même bâtiment.

Le chef de l’armée ougandaise à l’origine du projet

Le général Muhoozi Kainerugaba, commandant des forces de défense ougandaises et fils du président Yoweri Museveni, a présidé la cérémonie. Selon des propos rapportés par le média local Kampala Post, le militaire a qualifié l’événement de privilège insigne de dévoiler ce monument à un commandant dont le sacrifice reste un symbole durable de courage et de service Kainerugaba avait annoncé le projet dès février, en précisant vouloir ériger le monument à l’endroit exact où le lieutenant-colonel avait perdu la vie.

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Netanyahou dirigeait l’unité d’élite Sayeret Matkal lors de l’assaut contre les ravisseurs, membres du Front populaire de libération de la Palestine et des Cellules révolutionnaires allemandes. L’opération, plus tard rebaptisée « opération Yonatan » en sa mémoire, faisait suite au détournement d’un vol Air France reliant Tel-Aviv à Paris via Athènes, dévié vers l’Ouganda sous le régime du dictateur Idi Amin. Le lieutenant-colonel demeure le seul soldat israélien tué durant ce raid.

Quatre otages également commémorés

Kainerugaba a profité de la cérémonie pour citer les otages morts pendant la crise. Dora Bloch, 74 ans, avait été tuée après le raid alors qu’elle se trouvait hospitalisée à Kampala. Trois autres victimes ont également été nommées : Ida Borochovitch, 56 ans, de Tel-Aviv ; le docteur Pasco Cohen, 52 ans, originaire de Haïfa ; et Jean-Jacques Maimoni, 19 ans, de Netanya. Le général a assuré que le régime alors en place ne représentait pas le peuple ougandais, contrairement, selon lui, à l’Ouganda actuel. La sculpture a été conçue par l’artiste israélien Itay Zalait, ancien membre du Sayeret Matkal, qui a consulté plusieurs vétérans de l’unité pour construire son œuvre.

Une coopération sécuritaire ancienne entre les deux pays

Les liens militaires entre Kampala et Tel-Aviv remontent aux années 1960, période durant laquelle Israël avait contribué à la formation de forces spéciales ougandaises, avant une rupture sous le régime d’Idi Amin. Leur rapprochement progressif depuis les années 1990 s’accompagne aujourd’hui d’une coopération renforcée en matière de défense.

Une délégation israélienne, conduite par l’homme d’affaires Barak Orland, résident en Ouganda, assistait à la cérémonie. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, frère cadet de l’officier disparu, a par le passé confié continuer à consulter sa mémoire, plusieurs décennies après sa mort.

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