Aucun survivant n’a été recensé après la destruction d’une base terroriste près de Kouakourou, dans le centre du Mali. L’État-Major général des Armées a annoncé cette opération samedi 1er août 2026, menée par les Forces armées maliennes (FAMa) avec l’appui de leurs partenaires.
Une base entièrement détruite
Plusieurs bombardements ciblés ont visé, le même jour, la zone de Kouakourou, précise le communiqué militaire. La structure visée constituait, selon l’État-Major, une importante base logistique terroriste. Les premières vérifications transmises par l’armée indiquent qu’aucun occupant n’aurait échappé à l’assaut. Cette localité du cercle de Djenné avait déjà fait l’objet d’opérations similaires les semaines précédentes, l’armée y ayant neutralisé fin juillet des combattants motocyclistes et détruit un véhicule logistique.
Les frappes de Kouakourou faisaient partie d’une séquence d’opérations menées le même week-end dans plusieurs régions du pays. À Tessalit, dans le nord du Mali, un regroupement d’individus a été repéré puis détruit, aux côtés d’un dépôt de matériel de guerre. L’État-Major précise que des responsables terroristes se trouveraient vraisemblablement parmi les personnes présentes sur place. La surveillance de cette zone frontalière, marquée par la présence d’un ancien camp militaire tombé aux mains de groupes armés en mai 2026, se poursuivrait selon la même source.
Kidal et un site minier illégal également visés
Un autre site de regroupement, abritant cette fois des équipements d’exploitation minière, a été détruit dimanche 2 août dans une zone non précisée par le communiqué. Les éléments présents sur place auraient été neutralisés. Ce type de cible reflète une tendance observée depuis plusieurs mois dans le nord du pays, où des mineurs d’or clandestins quitteraient progressivement la région en raison de la pression militaire exercée sur les circuits de financement des groupes armés.
Le même dimanche, des frappes ont également touché des objectifs d’intérêt militaire dans le secteur de Kidal, ville reprise par la coalition JNIM/FLA lors des offensives de 2026. L’armée malienne indique poursuivre l’évaluation des effets de ces opérations, sans communiquer de bilan chiffré à ce stade.
Un cadre de reconquête territoriale
Le nord du Mali, en particulier les cercles de Tessalit et de Kidal, échappe en grande partie au contrôle de Bamako depuis les offensives menées par la coalition JNIM/FLA au premier semestre 2026. La ville de Tessalit, ancienne place forte militaire et carrefour du Sahara utilisé par les caravanes transsahariennes, est passée sous contrôle des groupes armés le 1er mai 2026. Les frappes aériennes constituent depuis plusieurs semaines le principal outil employé par les FAMa pour affaiblir ces positions, en l’absence de reconquête terrestre confirmée dans ces zones.
L’État-Major général des Armées affirme poursuivre, avec rigueur, professionnalisme et engagement, les opérations de sécurisation sur l’ensemble du territoire national. Les autorités militaires appellent la population à maintenir son soutien aux forces engagées dans ces opérations.




QUE DIEU LES ACCOMPAGNE.!