Trois incendies en un mois : pourquoi les bidonvilles roms autour de Nantes inquiètent

En dix jours, entre le 20 et le 30 juillet 2026, trois incendies ont ravagé des bidonvilles roms de l’agglomération nantaise, ravivant les craintes des riverains et relançant le débat sur la sécurité de ces campements.

Trois feux, trois quartiers, dix jours

Le premier départ de feu survient le 20 juillet au chemin du Moulin-des-Marais, dans le quartier de Doulon, à l’est de Nantes. L’incendie détruit près de dix hectares de végétation. Une cinquantaine de maisons voisines sont évacuées par précaution, et les familles roms du bidonville doivent quitter les lieux.

Deux jours plus tard, un second feu est maîtrisé à Saint-Herblain, à l’ouest de l’agglomération.

Le troisième, le plus spectaculaire, éclate le 30 juillet vers 19 heures, chemin du Cormier à Saint-Herblain, au pied du pont de Cheviré. Une vingtaine de caravanes et une centaine de véhicules sont détruits. 82 sapeurs-pompiers et 31 engins sont mobilisés, appuyés par deux drones. Environ 250 personnes sont évacuées. Le panache de fumée, dense et sombre, reste visible depuis plusieurs points de la métropole nantaise jusqu’en soirée.

Une pétition pour un plan chiffré

Une pétition en ligne demande à Nantes Métropole, aux communes concernées et à l’État de présenter un plan public de résorption des bidonvilles, avec un objectif chiffré de réduction du nombre de sites. Ses auteurs recensent plus d’une soixantaine de bidonvilles autour de Nantes, à Nantes même mais aussi à Saint-Herblain, Rezé, Couëron ou Carquefou. Le texte précise ne pas viser les personnes qui vivent dans ces campements, mais réclame des solutions durables plutôt qu’une présence jugée devenue permanente dans le paysage urbain.

Un contexte déjà tendu

Près de 3 000 personnes vivent, selon les estimations locales, dans la soixantaine de bidonvilles de la métropole nantaise, l’un des principaux foyers de ce type en France. Depuis 2023, Nantes Métropole tente d’y répondre par des terrains d’insertion, un dispositif dont le coût, compris entre 1 et 2 millions d’euros par terrain, suscite la contestation de riverains et d’élus d’opposition.

1 réflexion au sujet de « Trois incendies en un mois : pourquoi les bidonvilles roms autour de Nantes inquiètent »

  1. c’est certes un vrai casse tete mais il est nécessaire de mettre un terme a ces bidonvilles dans l’agglomération nantaise.et j’aimerais bien savoir qu’elle somme est demandée aux roms qui sont loges en Mobil home .perçoit on un loyer?combien?paient ils l’eau et l’électricité ? une transparence est nécessaire sur ce sujet.

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