USA : l'Iran a préparé un plan secret pour intensifier la guerre selon le WSJ

Un plan secret élaboré par des dirigeants iraniens de la ligne dure vise à intensifier le conflit avec les États-Unis, révèle le Wall Street Journal le 16 août. Des communications interceptées entre Téhéran et des milices alliées au Yémen et en Irak montrent un changement stratégique au sommet du pouvoir iranien, selon des responsables du renseignement arabe cités par le quotidien américain.

Cette information survient alors que la guerre entre l’Iran et les États-Unis reste enlisée dans une impasse diplomatique. Le délai de 60 jours fixé par les deux camps pour aboutir à un accord de paix durable expire ce 17 août sans avancée notable, aucune des deux parties n’ayant cédé sur les points de blocage. Sur le détroit d’Ormuz, Téhéran conditionne toute réouverture complète à une indemnisation pour les dommages de guerre, tandis que Washington a évoqué la possibilité de revendiquer le détroit comme territoire américain une fois le conflit terminé — une proposition rejetée par l’Iran. Trump a lui-même reconnu vendredi à New York qu’il n’y avait « personne avec qui négocier », après avoir pourtant annoncé en juin un accord intérimaire censé rouvrir la voie maritime. C’est dans ce cadre que le rapport du Wall Street Journal vient éclairer les intentions de certains responsables iraniens.

(📲 Ne ratez aucune de nos news géopolitiques! Rejoignez 👉 LNT Inter sur WhatsApp !)

Un basculement stratégique à Téhéran

Selon le quotidien, des partisans de la ligne dure préparent leurs forces en vue d’étendre la guerre et d’augmenter les coûts pour les États-Unis. Ces dirigeants considèrent l’accord signé à la mi-juin par Donald Trump comme une manœuvre destinée à soulager la pression sur l’économie mondiale, le temps que Washington et Israël préparent une offensive de plus grande ampleur. Selon des responsables iraniens et arabes cités par le WSJ, plutôt que de miser sur les négociations, ces dirigeants ont consacré les deux derniers mois à se préparer à un affrontement élargi.

Les discours de certains responsables iraniens portent désormais de plus en plus sur des opérations offensives en territoire ennemi, une évolution qui suscite des inquiétudes parmi les pays du Golfe Persique jugés plus vulnérables, comme le Koweït.

Le détroit d’Ormuz et la mer Rouge comme leviers

D’après le Wall Street Journal, les dirigeants ont rapidement pris l’initiative en attaquant des navires pour renforcer le contrôle iranien sur le détroit d’Ormuz. Le champ de bataille s’étendrait aussi jusqu’à la mer Rouge, une route que l’Arabie saoudite avait utilisée pour contourner la surveillance iranienne dans le golfe Persique — cet aspect de l’extension géographique du conflit n’ayant pas été confirmé de manière indépendante.

Ce basculement institutionnel passerait, toujours selon les mêmes sources, par un renforcement du contrôle du Corps des Gardiens de la révolution islamique sur l’armée régulière du pays. Des vétérans de la guerre Iran-Irak et des responsables ayant supervisé des répressions internes seraient nommés à des postes clés, tandis que les opérations de contre-espionnage seraient étendues et la production de missiles et de drones accélérée.

Ces éléments reposent sur des témoignages de responsables iraniens et arabes recueillis par le Wall Street Journal. Le gouvernement iranien n’a pas réagi publiquement à ces informations à ce stade. Le détroit d’Ormuz, au centre de ce plan, constitue historiquement l’un des passages maritimes les plus stratégiques au monde : environ un cinquième du pétrole consommé mondialement y transite chaque année, ce qui explique l’attention portée par Washington et ses alliés à tout mouvement susceptible d’en menacer le contrôle.

Laisser un commentaire