Warren Buffett vit toujours dans la maison qu’il a achetée en 1958 pour 31 500 dollars, malgré une fortune personnelle qui a dépassé les 100 milliards de dollars. L’investisseur avait détaillé ce choix de vie lors d’un entretien accordé à Charlie Rose en 2009, expliquant pourquoi multiplier les biens matériels ne changerait rien à son bien-être.
Dix maisons, dix voitures : le raisonnement de Buffett
Interrogé sur l’usage qu’il pourrait faire de sa fortune, le patron de Berkshire Hathaway avait balayé l’idée d’une vie de luxe démultipliée. Il avait expliqué que posséder dix maisons plutôt qu’une seule ne le rendrait “en aucun cas” plus heureux, ajoutant que dix véhicules au lieu de deux le rendrait au contraire “fou”. Ce type d’accumulation compliquerait son quotidien plutôt qu’il ne l’améliorerait.
Le raisonnement s’étend au symbole de la richesse ostentatoire : le yacht. Buffett avait expliqué qu’un bateau de 400 pieds nécessiterait un équipage de 50 à 60 personnes, avec un risque de vols et de conflits internes. Il avait résumé sa position en affirmant que s’il avait voulu gérer un équipage, il aurait choisi “un métier différent”.
Un mode de vie resté inchangé depuis des décennies
Buffett, aujourd’hui âgé de 95 ans, continue de fréquenter les restaurants McDonald’s et de rouler dans un véhicule d’occasion, des habitudes documentées à plusieurs reprises par la presse économique américaine. Il a par ailleurs annoncé céder la direction générale de son groupe à Greg Abel fin 2025, tout en conservant la présidence du conseil d’administration.
L’homme d’affaires a également pris position sur les inégalités de richesse aux États-Unis. Lors d’un autre entretien avec Charlie Rose en 2012, il avait dénoncé un système économique où la croissance n’aurait profité qu’aux plus riches, résumant que la promesse d’une marée montante soulevant tous les bateaux se serait en réalité limitée aux yachts. Il avait rappelé payer un taux d’imposition inférieur à celui de son employée de maison, un argument qu’il a réitéré lors de l’assemblée générale de Berkshire Hathaway en 2024.
Le Giving Pledge, engagement pris en 2010
Buffett a cofondé en 2010 le Giving Pledge avec Bill Gates et Melinda French Gates, un engagement par lequel les signataires promettent de reverser au moins la moitié de leur fortune à des œuvres caritatives. Le mouvement revendique environ 250 signataires dans une trentaine de pays, mais le rythme des nouvelles adhésions a nettement ralenti ces dernières années, selon le site officiel de l’initiative.
