Emmanuel Macron a rendu hommage aux victimes des attentats du 11 septembre 2001 ce vendredi, à l’occasion du 25e anniversaire de la tragédie. Dans un message publié sur X, le président français a salué « le courage de ceux qui ont tout risqué pour porter secours », sans oublier les 2 977 personnes tuées lors des quatre attaques coordonnées contre les tours jumelles du World Trade Center, le Pentagone et un vol détourné qui s’est écrasé en Pennsylvanie.
Ce chiffre, retenu comme bilan de référence, exclut les 19 auteurs des détournements. Parmi les personnes tuées figuraient 343 pompiers du Fire Department de New York, le plus lourd tribut jamais payé par un corps de sapeurs-pompiers dans l’exercice de ses fonctions. Un quart de siècle après ces attentats revendiqués par Al-Qaïda, la journée du 11 septembre demeure un moment de recueillement partagé entre les deux rives de l’Atlantique, où Paris entend régulièrement réaffirmer sa proximité avec Washington.
Un message centré sur la fraternité franco-américaine
Dans sa publication, Macron a insisté sur la dimension collective du souvenir, évoquant une date qui « demeure gravée dans la mémoire du monde ». Le chef de l’État a adressé son message « aux victimes, aux familles, au peuple américain », y associant « l’hommage de la France et sa fraternité« . Cette formulation reconduit un hommage présidentiel français devenu habituel chaque année depuis les attentats, avec un relief particulier pour ce 25e anniversaire, considéré comme une commémoration symbolique majeure.
Un bilan alourdi par les maladies liées à l’exposition aux poussières toxiques
Au-delà des forces de l’ordre new-yorkaises, huit ambulanciers avaient également perdu la vie ce jour-là, aux côtés de 60 agents de police. Deux âges extrêmes montrent l’ampleur du drame : parmi les passagers des avions détournés se trouvait une fillette de deux ans, Christine Lee Hanson, tandis que Robert Norton, 82 ans, comptait parmi les victimes les plus âgées. Le bilan humain ne s’est cependant pas arrêté en 2001 : dans les années qui ont suivi, des milliers d’anciens secouristes et de riverains exposés aux poussières et substances toxiques libérées par l’effondrement des tours ont développé des pathologies graves, souvent mortelles, allongeant durablement la liste des victimes du 11-Septembre.
Une cérémonie à Ground Zero en présence de quatre anciens présidents
Aux États-Unis, les commémorations se déroulent ce vendredi sur le site de Ground Zero, à New York, où les proches des victimes doivent lire à voix haute les noms des 2 977 personnes tuées. Quatre anciens locataires de la Maison Blanche se sont retrouvés côte à côte pour l’occasion — Joe Biden, Barack Obama, Bill Clinton et George W. Bush — aux côtés du vice-président en exercice, J.D. Vance. Cette convergence, rare sur une scène politique américaine traditionnellement divisée, reflète le caractère consensuel que conserve la commémoration du 11-Septembre, un quart de siècle après des attaques qui ont durablement transformé la politique sécuritaire et diplomatique des États-Unis.



