Sur 83 ballons touchés dimanche à Mestalla, Rodri n’en a perdu que deux, un taux de réussite proche de la perfection pour sa première titularisation avec le FC Barcelone. Il a également repris six ballons à l’adversaire, deux fois dans sa propre surface, et n’a été sanctionné que d’un seul coup franc concédé sur l’ensemble de la rencontre.
Le milieu espagnol disputait ce match face à Valence son 100e en Liga. Le Barça s’est imposé 5-0, portant son total à quatre victoires en quatre journées et prenant trois points d’avance sur le Real Madrid, battu la veille par le Betis.
Un rôle de sentinelle plutôt que de finisseur
Positionné devant la défense, Rodri a géré seul l’équilibre du milieu barcelonais sous les ordres de Hansi Flick. Cette organisation a laissé à Pedri davantage de liberté pour se projeter vers l’avant, dans un registre plus créatif que d’ordinaire.
Sur les 55 tentatives de passes réalisées dans le camp adverse, 54 ont trouvé leur destinataire. Le joueur a également réussi ses cinq tentatives de longue passe, un exercice qui lui a permis à plusieurs reprises de trouver directement Lamine Yamal sur le côté gauche de l’attaque, sans laisser à la défense valencienne le temps de se regrouper. Un incident a marqué la première période : à la 26e minute, Eric García a reçu un coup au nez lors d’un choc involontaire avec Rodri sur un corner, contraignant Flick à le remplacer par Jules Koundé.
Une adaptation express au projet catalan
Recruté cet été en provenance de Manchester City, où il avait remporté le Ballon d’Or 2024, Rodri n’avait disputé qu’un peu plus de 60 minutes cumulées lors de ses deux premières apparitions sous le maillot blaugrana. Sa titularisation à Mestalla marquait une étape dans son intégration au sein de l’effectif.
Selon les observateurs présents, sa gestion du tempo aurait rappelé le style de Sergio Busquets à son sommet. Le milieu a été noté 7/10 par plusieurs médias spécialisés, avant d’être remplacé après une heure de jeu par Marc Bernal.
Le natif de Madrid retrouve ainsi la Liga qu’il avait quittée en 2019, lors de son transfert de l’Atlético Madrid vers Manchester City. Cette expérience espagnole passée pourrait expliquer la rapidité de son adaptation tactique, un facteur généralement observé chez les joueurs revenant dans un championnat déjà connu.
Ce contrôle défensif a également libéré Fermín López, auteur d’un but et de deux passes décisives ce dimanche. Selon Barça Actu, son entame de saison serait la meilleure d’un joueur espagnol du club depuis celle de Cesc Fàbregas en 2011-2012. Le Barça affiche désormais 17 buts marqués en quatre journées de championnat, une dynamique offensive pour le début de saison des Blaugranas.


