La mort d’Aude Fagot ne serait pas due à un acte extérieur. C’est ce qu’indique l’autopsie pratiquée le 26 août sur le corps de l’infirmière de 44 ans, disparue depuis le 31 mai à Jougne, dans le Doubs. Le parquet précise que les conclusions médicales « ne mettent pas en évidence l’intervention d’un tiers« .
Une découverte fortuite en forêt
Des promeneurs sont tombés par hasard sur le corps le 23 août, dans un bois reculé de Baulmes, commune du canton suisse de Vaud. Le lieu, difficile d’accès, ne comportait aucun sentier balisé à proximité. La victime avait été pendue, a indiqué Cédric Logelin, procureur de la République de Besançon.
Sur place, aucun élément ne permettait de reconnaître formellement la défunte. Les enquêteurs ont repéré un tatouage dans la zone du cou, correspondant à celui que portait la disparue. Une expertise génétique menée le 28 août a confirmé son identité.
Trois mois de recherches infructueuses
Sans nouvelles de sa fille depuis le 31 mai, le père d’Aude Fagot avait alerté les autorités quelques jours plus tard. La voiture de l’infirmière avait été localisée dès le 4 juin, abandonnée dans la forêt de Jougne, à proximité immédiate de la frontière.
Gendarmes français et policiers suisses avaient uni leurs efforts, avec des équipes cynophiles et plusieurs battues dans le secteur. Ces opérations conjointes n’avaient rien donné avant la découverte du 23 août, intervenue près de trois mois après le signalement initial.
Côté suisse, le ministère public du Nord Vaudois a repris le dossier et sollicité des vérifications supplémentaires. Leurs conclusions n’ont pas encore été communiquées, selon le parquet de Besançon.
Une seconde affaire évoquée par le parquet
Cédric Logelin a mentionné, sans établir de lien entre les deux dossiers, la découverte récente d’un autre corps près de Besançon, qui pourrait être celui de Sonia Vacheret. Cette enseignante du lycée Jules-Haag avait disparu au mois de mai, dans des circonstances distinctes de celles entourant la mort d’Aude Fagot.
En France, l’absence de centralisation nationale des disparitions inquiétantes de personnes majeures complique le suivi statistique de ce type d’affaires, un manque régulièrement dénoncé par les associations venant en aide aux familles de disparus.


