La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a ouvert sa deuxième session ordinaire de 2026 ce jeudi 17 septembre à Cotonou, avec plusieurs dossiers à traiter durant les quatre prochains mois. Le président Édouard Cocou Loko a annoncé un programme consacré aux médias en ligne, aux fréquences et au respect des règles professionnelles. « Nous avons du travail », a déclaré le président de l’institution à l’ouverture des travaux.
Les conventions des médias en ligne au programme
Le renouvellement des conventions constitue l’un des principaux dossiers annoncés. La HAAC doit reprendre les conventions conclues avec les premiers médias en ligne autorisés au Bénin. Le processus concernera aussi les plateformes ayant obtenu leur autorisation au cours des derniers mois, selon les informations communiquées lors de l’ouverture de la session.
Cette démarche intervient alors que la régulation du secteur numérique reste l’un des axes de travail de la 7ᵉ mandature. Le site officiel de la HAAC indique que les médias en ligne disposent d’une procédure d’enregistrement destinée à leur permettre de se conformer aux exigences légales en vigueur.
L’institution prévoit aussi de poursuivre le processus d’autorisation de nouveaux médias. Un appel à candidatures avait déjà été lancé en mai 2026 pour la sélection de nouveaux éditeurs de services et de stations privées de radiodiffusion sonore.
De nouvelles fréquences pour les radios
L’attribution de nouvelles fréquences figure également parmi les priorités de la session. Édouard Loko a expliqué que cette opération doit permettre à certains acteurs exerçant encore en dehors du cadre réglementaire de se conformer aux textes.
La HAAC entend aussi prendre en compte les besoins de plusieurs localités qui ne disposent pas encore de radios. Le président a estimé que l’arrivée de nouveaux acteurs pourrait également stimuler les médias déjà présents dans le paysage audiovisuel.
Le chantier s’inscrit dans la continuité des travaux engagés au premier semestre. Entre février et juin 2026, la première session ordinaire de la 7ᵉ mandature avait examiné 12 rapports et abouti à 9 décisions, selon le bilan officiel de la HAAC.
La HAAC durcit le ton sur les pratiques médiatiques
Le président de la HAAC a aussi évoqué le comportement des médias pendant la période de trêve politique. Il a salué les organes ayant privilégié les sujets d’intérêt général et les enquêtes, tout en rappelant que certains professionnels continuent de recourir aux attaques verbales et aux déclarations polémiques.
À leur endroit, Édouard Loko a lancé un avertissement : « Ces professionnels des invectives et des diatribes veulent exister, c’est leur droit, mais ils ne doivent pas exister dans les médias. »
La HAAC maintient son dispositif de monitoring et sa collaboration avec d’autres institutions compétentes, dont le Centre national d’investigations numériques (CNIN) et le parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), selon les éléments présentés lors de l’ouverture.
La deuxième session doit ainsi se poursuivre pendant environ quatre mois. Les conseillers devront avancer simultanément sur la régularisation des médias, les conventions, l’extension de la couverture radiophonique et le suivi des obligations professionnelles. La première session de 2026 avait, elle aussi, duré près de quatre mois, du 25 février au 30 juin.


