Le Tribunal arbitral du sport examinera le 8 octobre le recours déposé par le Sénégal contre la décision du jury d’appel de la CAF, saisi après la sortie du terrain de la sélection sénégalaise en pleine finale de la CAN, en janvier dernier. À un mois de cette échéance, l’ancien sélectionneur des Lions de l’Atlas, Walid Regragui, est revenu ce dimanche 6 septembre sur cet épisode qui avait interrompu la rencontre face au Maroc.
Devenu consultant pour Canal+ après son départ du banc marocain, Regragui livre régulièrement ses analyses sur l’actualité sportive du continent. Selon des informations relayées par Hespress, le technicien de 50 ans avait reçu plusieurs propositions de clubs ces derniers mois avant d’opter pour l’analyse télévisée. D’après le journaliste de Foot Mercato Santi Aouna, des premiers contacts avaient même été noués avec des formations de Premier League et de Liga dès l’annonce de son départ de la sélection. Regragui a finalement rejoint une équipe de consultants composée notamment de Samir Nasri, David Ginola et Christophe Galtier, intervenant principalement lors des soirées de Ligue des champions et des journées de Premier League. Cette fois, c’est la sortie du terrain de la sélection sénégalaise, en pleine finale de la CAN, qui a retenu son attention.
Un reproche adressé au sélectionneur sénégalais
Le technicien marocain a visé directement son homologue Pape Thiaw, qui dirigeait le Sénégal ce jour-là. « J’en veux un peu au sélectionneur sénégalais parce qu’on n’a pas montré une belle image », a-t-il déclaré. Selon lui, la responsabilité de Thiaw serait engagée dans la décision d’interrompre la partie, indépendamment du résultat final. « À la fin tu as pris une décision qui salit le football africain », a-t-il ajouté.
Pour Regragui, l’occasion manquée dépasse le simple cadre sportif. La rencontre devait, selon lui, être diffusée dans le monde entier comme la vitrine d’infrastructures aux normes européennes et d’un football africain en progrès. Les incidents auraient au contraire renvoyé une image négative, ravivant des clichés que le continent cherchait justement à effacer.
Une finale entre les deux meilleures sélections du continent
L’ancien sélectionneur a tenu à rappeler le niveau de la rencontre avant l’interruption. Il a décrit un match opposant les deux meilleures équipes africaines des cinq ou six dernières années, gâché par des scènes qu’il juge incompatibles avec l’esprit du jeu, imputables selon lui aux deux camps. Pour Regragui, le principal perdant de cet épisode reste le football africain dans son ensemble, davantage que l’une ou l’autre des deux sélections.
Le TAS, dernière étape d’une procédure entamée après la CAF
Le dossier est désormais entre les mains du TAS, basé à Lausanne, en Suisse, et fondé en 1984 pour trancher les litiges sportifs internationaux. Sa décision, attendue le 8 octobre, interviendra après le rejet du recours par le jury d’appel de la CAF, à l’origine de la saisine sénégalaise. Aucune date n’a pour l’instant été communiquée quant à une éventuelle audience publique avant le rendu de la sentence. En attendant ce verdict, ni la CAF ni la fédération sénégalaise n’ont commenté publiquement les propos tenus par Regragui sur le plateau de Canal+.



