Vingt-quatre personnes sont mortes samedi soir après la chute d’un bus au fond d’un ravin, sur l’île de Fogo, au Cap-Vert. Le véhicule a quitté la chaussée aux abords de 21 heures, sur un axe montagneux qui relie le hameau de Chã das Caldeiras au village de Campanas de Cima, dans la municipalité de São Filipe.
À bord se trouvaient surtout des adolescents scolarisés, venus des villages voisins de Curral Grande et de Ponta Verde. Le conducteur, mort dans l’accident, emmenait chaque année ce groupe de jeunes qu’il transportait habituellement pour une excursion qu’il montait lui-même, en dehors de tout encadrement scolaire officiel.
Un bilan encore incertain
Dix-huit blessés ont été recensés, quatre d’entre eux dans un état jugé critique ; ils ont été pris en charge à l’hôpital régional São Francisco de Assis, dans la ville de São Filipe. Le nombre de morts diverge selon les sources, certaines évoquant 25 victimes plutôt que 24, un flou habituel dans les premières heures suivant un tel drame. Le maire de la commune, Nuías Silva, a pour sa part validé le chiffre de 24 décès. L’accès difficile au site a compliqué l’intervention des secours : le bus s’est retrouvé coincé entre les rochers, au fond d’un à-pic d’environ 30 mètres, empêchant les véhicules de secours d’atteindre rapidement l’épave.
Une route volcanique à haut risque
Fogo est une île volcanique dominée par le Pico do Fogo, un sommet actif culminant à plus de 2 800 mètres, entré en éruption en 1995 puis entre 2014 et 2015. Les routes qui traversent l’ancienne caldeira, dont celle empruntée par le bus, serpentent sur des pentes abruptes issues des anciennes coulées de lave, souvent dépourvues de barrières de sécurité, ce qui rend la conduite nocturne particulièrement périlleuse. Une enquête a été ouverte pour établir les circonstances précises de la sortie de route.
