Une peine de cinq ans de prison ferme prononcée contre Adanvo Méchac a été confirmée le 6 juin 2026 par la chambre d’appel de la CRIET, statuant en matière correctionnelle sur les infractions à raison du sexe. Le prévenu, cordonnier domicilié au quartier Zongo, à Cotonou, avait été condamné en première instance le 11 février 2026 pour agression sexuelle sur une fillette de 7 ans.
Les faits reprochés
Selon les éléments retenus par la juridiction, tout commence le vendredi 20 juin 2025 : Adanvo Méchac aurait tenté un premier passage à l’acte sur l’enfant, avant d’être interrompu par un voisin. Trois jours plus tard, le samedi suivant, alors que la mère de la fillette se trouvait à l’église, l’homme lui aurait proposé des biscuits pour l’attirer, puis l’aurait conduite dans un lieu isolé où il aurait abusé d’elle.
C’est un examen de routine qui a permis de révéler les faits. Le lundi 23 juin 2025, en faisant la toilette de sa fille, la mère remarque des écoulements anormaux et interroge l’enfant, qui lui décrit alors les agissements du cordonnier.
La décision de la CRIET
La chambre des infractions commises à raison du sexe a condamné Adanvo Méchac à cinq ans d’emprisonnement ferme, assortis de 500 000 francs CFA de dommages et intérêts au bénéfice de la victime, ainsi qu’un franc symbolique versé à l’Institut national de la femme, partie civile au dossier. Le prévenu avait interjeté appel de ce jugement, mais la chambre d’appel a confirmé la première décision en toutes ses dispositions, selon les termes rapportés par la chronique judiciaire consacrée à l’affaire.
L’Institut national de la femme invite les familles à observer le comportement et le corps des enfants, et à signaler sans délai tout élément suspect. L’organisation rappelle également que les agresseurs récidivent souvent lorsque les faits ne sont pas dénoncés, et encourage les témoins comme les victimes à s’exprimer auprès des autorités compétentes.



