Une femme de Patras, en Grèce, a perdu 100 euros après avoir cru échanger en visioconférence avec Cristiano Ronaldo, alors que l’image du footballeur était générée par intelligence artificielle. L’escroc avait utilisé une vidéo truquée pour renforcer sa crédibilité.
Une fausse aide financière
La victime, identifiée dans les médias grecs comme Nikoleta, avait d’abord été contactée sur les réseaux sociaux par une personne prétendant être Cristiano Ronaldo. Selon les informations rapportées par la presse locale, son interlocuteur lui aurait proposé une aide financière présentée comme liée à une action caritative.
Pour obtenir cette aide, le faux Ronaldo lui aurait demandé de verser une somme destinée à « légaliser » ou autoriser l’opération. Face aux hésitations de la victime, l’escroc a ensuite utilisé une visioconférence pour la convaincre.
À l’écran, le footballeur apparaissait dans une voiture blanche haut de gamme. La vidéo avait été conçue avec l’intelligence artificielle et le personnage présenté comme Ronaldo parlait grec, un élément qui aurait renforcé la conviction de Nikoleta.
« Pour me convaincre qu’il ne s’agissait pas d’un voleur, il m’a appelée en vidéo et je l’ai vu. C’était Ronaldo, dans une voiture blanche luxueuse, qui disait aider les personnes dans le besoin », a raconté la victime à la presse locale, selon les médias grecs.
Nikoleta a finalement effectué deux transferts de 50 euros, pour un total de 100 euros, via le service grec de paiement instantané IRIS. Une fois l’argent envoyé, son interlocuteur a cessé de répondre. Elle a alors compris qu’elle avait été victime d’une escroquerie.
Des deepfakes devenus plus accessibles
Cette affaire intervient alors que les outils permettant de fabriquer des contenus synthétiques sont devenus beaucoup plus accessibles. Le FBI indique que les progrès technologiques ont réduit les compétences, les moyens informatiques et le temps nécessaires à la production de contenus artificiels convaincants. Des techniques autrefois réservées à des utilisateurs spécialisés peuvent désormais être utilisées au moyen d’applications destinées à un public beaucoup plus large.
L’agence américaine avertit aussi que les contenus générés par IA peuvent servir à reproduire l’apparence ou la voix de personnes réelles dans des opérations de fraude et d’ingénierie sociale. Le FBI recommande de vérifier l’identité de l’interlocuteur par un autre moyen lorsqu’un échange paraît inhabituel ou lorsqu’une demande d’argent intervient.
Le cas de Nikoleta montre ainsi comment une vidéo falsifiée peut être utilisée pour donner une apparence crédible à une demande d’argent. Dans ce type de situation, l’apparence ou la voix d’une personnalité ne suffit plus à confirmer son identité.
