Immigration : Zemmour veut des robots pour remplacer les étrangers

Des taxis, des livraisons de repas ou des chantiers pourraient à terme fonctionner sans main-d’œuvre étrangère en France. C’est la piste avancée par Éric Zemmour dimanche 13 septembre, lors du discours de rentrée de son parti Reconquête, à Port-Marly, dans les Yvelines.

Cette annonce prolonge un combat que mène depuis plusieurs années l’ancien polémiste, favorable à une forte réduction de l’immigration. Durant la campagne présidentielle de 2022, il avait porté sur le devant de la scène le concept de « remigration », défendant la création d’un grand ministère dédié à cette politique et le renvoi visé de 100 000 étrangers jugés indésirables chaque année, soit un demi-million sur cinq ans. Son programme prévoyait aussi la suppression du droit du sol, la fin de l’aide médicale d’État pour les étrangers en situation irrégulière, ainsi qu’une caution de 10 000 euros exigée pour l’obtention d’un visa étudiant. Trois ans plus tard, l’automatisation du travail vient compléter cet ensemble de propositions, dans un cadre où le fondateur de Reconquête prépare une nouvelle candidature à l’Élysée.

Un discours de rentrée tourné vers la présidentielle

Pas encore officiellement candidat, le responsable politique a appelé les militants réunis à Port-Marly à un « vote du sursaut et de la résurrection ». Son entourage revendique déjà 350 promesses de parrainages d’élus sur les 500 exigées pour se présenter, une annonce de candidature étant évoquée dès le mois d’octobre. Pour financer son projet industriel, l’ex-journaliste souhaite mobiliser l’épargne des ménages européens et français, un stock qu’il évalue à 37 000 milliards d’euros.

Des secteurs entiers visés

Les métiers cités dimanche couvrent des professions variées du quotidien : chauffeurs de taxi, livreurs, maçons, maraîchers ou employés d’établissements pour personnes âgées dépendantes. Ces postes, occupés selon lui par une main-d’œuvre étrangère faute de candidats français, seraient concernés en priorité par ce basculement technologique. L’intelligence artificielle, associée à la robotique, permettrait selon ses mots de régler la question de « ces prétendus immigrés indispensables qui font les travaux dont les Français ne veulent pas ».

Il a justifié ce virage par un changement de doctrine sur l’immigration elle-même : « Il ne suffit plus, en 2026, de fermer les frontières et d’arrêter les flux, il faut aller plus loin et inverser le mouvement », a-t-il déclaré, plaidant pour une immigration dite négative plutôt que pour le seul objectif d’immigration zéro.

Des exemples venus de l’étranger

Pour étayer sa démonstration, l’ancien chroniqueur a cité trois pays où ces technologies seraient déjà largement déployées : la Chine, le Japon et les États-Unis. Aucun chiffre précis sur le nombre d’emplois concernés en France, ni sur un calendrier de mise en œuvre, n’a été communiqué à l’issue de son discours.

À titre de comparaison, la Corée du Sud reste le pays le plus automatisé au monde selon la Fédération internationale de robotique, avec plus de 1 000 robots industriels pour 10 000 salariés dans le secteur manufacturier, contre à peine 200 en France. Cet écart donne une idée de l’ampleur du chantier que représenterait un remplacement massif de main-d’œuvre par des machines sur le territoire national. Aucune réaction officielle des autres formations politiques n’avait été communiquée à l’heure de la publication de cet article.

18 commentaires sur « Immigration : Zemmour veut des robots pour remplacer les étrangers »

  1. @Ridicule
    J’ignore ta localité pour pouvoir bien te répondre .
    En Europe et en Amérique du Nord les grandes, moyennes et petites entreprises payent de taxes et d’impôts à l’état. Les employés de toutes les entreprises payent de taxes et d’impôts à la fin de l’année. Pour les employés les taxes sont relevées automatiquement de leur paye à chaque fin du mois, et l’employé doit faire à la fin de l’année sa déclaration d’impôt. Si le salaire de ce dernier dépasse la bracket de salaire établie par l’état, ce dernier remboursera à l’état la différence.
    L’état ne perçoit pas de taxes sur les robots.
    Et la quincaillerie robotique n’est pas considérée comme une employée.

    Répondre
    • Pourquoi l’état taxerait des robots ?

      En entreprise, c’est exactement le CONTRAIRE qui se passe : TOUT OUTIL DE PRODUCTION bénéficie d’une mesure d’AMORTISSEMNT, ce qui signifie que le coût de ces machines est déductible des BENEFICES BRUTS. Et toit u veux les taxer, bonhomme la lune 🙂

      Répondre
    • La question n’est pas de savoir comment taxer des robots mais de savoir comment payer les chômeurs qui ont perdu leur emploi parce que leur entreprise n’était plus compétitive. En cause :

      – charges salariales trop élevées (merci Micron et la gauche caviar Attali-BHL)
      – politique énergétique délirante pour le gaz russe (merci Ursula)
      – politique délirante de libre échange avec des pays plus compétitifs : Mercosur, Ukraine … (merci Ursula)

      CONCLUSION : face aux BRICS en général et la Chine en particulier, la robotisation est une question VITALE pour la France.

      Répondre
      • L’article parle d’un déséquilibré xén0ph0be qui veut remplacer les étrangers par des robots et le siloviki / bassidj de service sur cette plateforme tente de détourner les échanges vers la Russie, l’Ukraine…
        Pathétique.

        Répondre
    • « L’état ne perçoit pas de taxes sur les robots »

      A croire que sur ce forum, il n’y a que des assistés, des parasites et des fonctionnaires (pléonasme) qui s’inquiètent du comment l’Etat va ponctionner tout le monde pour payer leurs indemnités !
      Avant de taxer, il faut produire. C’est totalement crétin de skipper la première étape.

      Aujourd’hui, l’Europe produit tellement peu qu’il n y’ a plus rien à taxer MAIS la vieille chouette de L’UE a trouvé la solution : elle va taxer l’épargne des européens, PAS LES ROBOTS

      Répondre
  2. @Anonyme
    On dirait que tu lis les posts à l’aveuglette sans toutefois comprendre ou saisir de quoi ils font objet.
    Je n’irai pas plus loin car Mr. SIDi Mohammed t’avait déjà donné las solution.

    Répondre
  3. @Anonyme_Niais & co n
    On dirait que tu ne maîtrises pas bien le Français.
    Il faut relier  »la quincaillerie robotique  » et  »les taxes sur le robots »
    Taxes sur les robots c’est de cela qu’il s’agit M. l’ a b r u t i qui commente sans réfléchir.

    Répondre
    • Je répond au commentaire d’Atlantean pas à l’article. Merci d’apprendre à lire à refléchir et accessoirement à fermer ta grande gueule de primitif pavlovien, petite pédale de @_@ qui avance masquée

      Répondre
    • Je répond au commentaire d’Atlantean pas à l’article. Merci d’apprendre à lire à refléchir et accessoirement à f€rm€r ta grande gu€ule de pr!m!t!f pavlovien, petite péd@@le de @_@ qui avance masquée

      Répondre
        • Le mot « niais » est tombé en désuétude au siècle dernier. Il n’est plus guère utilisé qu’en français colonial, québécois et créole haïtien, des idiomes peu prisés au 23 quai de Conti (si tu vois ce que je veux dire et si tu ne vois pas, c’est pareil)

          Répondre
    • « est-ce que l’état peut percevoir des taxes sur les robots » est une question ridicule.
      L’état perçoit des taxes sur les bénéfices de l’entreprise. C’est une taxation globale.

      Vous avez la vision d’un type qui se demande à quoi sert un trou lorsqu’il a le nez dessus. Si vous reculez votre nez de 50 cm, vous verrez le kul qu’il y a autours

      Répondre
      • Tu n’as jamais rien compris.
        Ton gd oncle fau/x mission/naire est mort parce qu’il suçait trop les pé/nis des petits garçons africains

        Répondre
  4. Voici un idiot qui s’est élu à la tête d’un parti politique raciste qui croit d’une manière ignorante que la quincaillerie robotique pourrait remplacer la main d’oeuvre humaine. Un Algérien rongé par un racisme aigu et haineux.
    Est-ce que l’état pourra-t-il percevoir des taxes sur les robots pour garnir les coffrets de l’état?
    Le transport public fera ventre plat ou faillite le jour où la France mettre dehors tous les étrangers
    Seul l’état connait la contribution économique des étrangers sur son sol.

    Répondre
    • « que la quincaillerie robotique pourrait remplacer la main d’oeuvre humaine »

      Elle le fait depuis longtemps.
      La plupart des bagnoles sont fabriquées de manière totalement automatisée. De même que le tri postal … pour ne prendre que des exemples que tous le monde connait, à part toi et @@, des autistes qui devraient penser à changer de millénaire.

      Répondre

Laisser un commentaire