« Je voulais être appréciée » : le témoignage glaçant d'une prof accusée d'avoir couché avec un élève de 16 ans

Un jury de la Winchester Crown Court a entendu jeudi la défense d’une ancienne enseignante d’éducation physique poursuivie pour activité sexuelle avec un élève mineur. Bronwen James, 30 ans, originaire de Chippenham dans le Wiltshire, a pris la parole devant les jurés pour livrer sa version des faits.

Un besoin de reconnaissance au centre de la défense

Face aux jurés, l’accusée a rejeté toute relation à caractère sexuel avec l’adolescent, tout en admettant une pratique laxiste de la discipline scolaire, notamment la tolérance de l’usage des téléphones portables en classe. Elle explique cette attitude par une volonté de plaire à ses élèves : « Je pense que je voulais être appréciée, je ne voulais décevoir personne. » Elle affirme également avoir été « facilement influençable » et avoir eu du mal à refuser quoi que ce soit aux personnes qu’elle cherchait à satisfaire. Selon son témoignage, des échanges brefs auraient bien eu lieu avec l’adolescent sur Snapchat, sans dépasser un registre de plaisanteries qu’elle qualifie de non sexuelles. La défense a par ailleurs suggéré que le plaignant aurait pu inventer les faits pour se valoriser auprès de ses camarades.

Quatre chefs d’accusation portant sur un même élève

L’ancienne professeure de sport du Bitterne Park School, un établissement secondaire de Southampton scolarisant des élèves de 11 à 19 ans, fait face à quatre chefs d’accusation d’activité sexuelle avec un adolescent de 16 ans. Selon l’accusation, portée par le procureur Edward Culver, la relation présumée serait née de messages échangés sur Snapchat, après que l’adolescent eut envoyé une demande d’ajout acceptée par l’enseignante. Un épisode de rapports sexuels au domicile de l’accusée aurait eu lieu pendant une retransmission télévisée du tournoi de Wimbledon, toujours selon le ministère public, qui évoque au total trois à quatre occasions. Une sortie en voiture à Weston Shore, où le couple présumé se serait embrassé, aurait précédé ces faits.

Un dossier judiciaire déjà chargé

L’audience actuelle fait suite à la dissolution d’un premier jury lors de l’ouverture du procès, une nouvelle formation ayant été assermentée quelques jours plus tard. L’affaire s’ajoute à un dossier antérieur devant la Salisbury Crown Court, où l’enseignante avait comparu pour treize chefs d’accusation distincts concernant trois mineurs différents — deux filles et un garçon — sur une période de trois ans. Elle avait alors plaidé coupable à un chef de communication sexuelle avec une enfant, tout en contestant les onze autres charges. Avant son passage au Bitterne Park School, elle avait également enseigné au Hardenhuish School de Chippenham. Le procès devant la Winchester Crown Court se poursuit, l’accusée maintenant sa position de déni sur l’ensemble des quatre chefs retenus dans cette affaire.

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