Le journaliste espagnol Miguel Serrano réclame la mise sur le banc de Vinicius Junior, jugeant son niveau insuffisant depuis la reprise. Il vise directement la gestion de l’entraîneur José Mourinho, accusé de préserver certains cadres du Real Madrid par principe.
Un rendement jugé « médiocre » depuis le Mondial
Selon Serrano, la prestation de Vinicius face au Betis (défaite 1-0) résume son début de saison : peu d’impact, à l’exception d’un penalty obtenu — finalement manqué par Kylian Mbappé — et d’une passe décisive sur un but ensuite annulé. Sur l’ensemble des huit rencontres disputées depuis le Mondial des clubs, quatre amicales et quatre en Liga, le journaliste évoque « un rendement très médiocre« , comme si la récente prolongation de contrat du Brésilien avait produit « un effet kryptonite ».
Serrano établit un lien entre cette signature et la baisse de forme observée : moins de courses, des dribbles moins efficaces, un engagement perçu comme moindre. Il ajoute une lecture psychologique à son analyse, estimant que le jeu de Vinicius dépend fortement de son état d’esprit, une perte de confiance affectant directement sa capacité à faire la différence balle au pied.
Mourinho appelé à sanctionner
Le journaliste interpelle ensuite directement Mourinho. Sur les quatre matchs de Liga disputés cette saison, il estime que Vinicius aurait dû être remplacé à chaque occasion — un seul changement a été acté jusqu’ici. Il demande à l’entraîneur portugais de « arrêter d’avoir ses intouchables« , affirmant qu’un joueur en méforme doit céder sa place indépendamment de son statut dans l’effectif.
Serrano critique également les choix de changements effectués lors de la défaite contre le Betis : les entrées d’Arda Güler et de Dumfries ne répondaient pas, à ses yeux, aux besoins du match, alors que Vinicius et Jude Bellingham auraient dû sortir en priorité pour tenter de changer la physionomie de la rencontre.
Un passif entre les deux hommes
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte particulier pour Mourinho, revenu sur le banc madrilène cet été après treize ans d’absence — il avait dirigé le club entre 2010 et 2013. Fin août, lors du match d’ouverture de la Liga contre l’Espanyol, l’entraîneur avait pourtant pris publiquement la défense de son joueur, dénonçant un traitement jugé excessif de la part des défenses adverses tout en l’appelant à davantage de maîtrise émotionnelle sur le terrain.
Un précédent pèse aussi sur cette relation. En février dernier, alors qu’il dirigeait encore le Benfica, Mourinho avait mis en cause l’attitude de Vinicius après que ce dernier eut accusé un joueur adverse de propos racistes lors d’un match de Ligue des champions, déclenchant une polémique relayée jusqu’à des associations antiracistes. Les deux hommes démarrent leur collaboration avec ce passif marqué par une divergence publique.



