Russie : ce pays européen prêt à fermer sa frontière en cas de mobilisation générale

Depuis plusieurs semaines, des médias occidentaux évoquent la possibilité d’une mobilisation générale imminente en Russie, un scénario redouté par les pays voisins de Moscou. L’Estonie affirme être en mesure de fermer sa frontière avec la Russie de manière immédiate si Moscou venait à décréter une telle mesure. Une annonce qui traduit l’inquiétude croissante de Tallinn face à l’évolution de la situation russe.

Une décision prise après un conseil de sécurité

C’est à l’issue d’une réunion du conseil de sécurité estonien que le Premier ministre Kristen Michal a fait cette annonce, aux côtés du ministre des Affaires étrangères Margus Tsahkna. Selon lui, l’Estonie surveille en permanence l’évolution de la situation en Russie et envisage différents scénarios en fonction des développements sur place.

« Selon l’évaluation de la menace, différentes mesures sont prises. La frontière peut être fermée immédiatement, comme nous l’avons déjà fait lors de troubles survenus à des points de passage frontaliers. La police et le ministre de l’Intérieur en sont informés, et nous avons la capacité de fermer les points de passage très rapidement », a déclaré Michal.

La Russie, « seule vraie source de menace » pour l’Estonie

Pour le chef du gouvernement estonien, Moscou représente aujourd’hui la principale, voire la seule véritable source de menace pour la sécurité de son pays. Il a dressé un constat sévère de l’économie russe, évoquant l’absence de secteur sain et un bilan humain très lourd sur le front : entre 30 000 et 40 000 soldats tués ou blessés chaque mois, selon ses chiffres. Michal estime que la Russie devra à un moment donné prendre de nouvelles mesures pour soutenir son effort de guerre — une évolution à laquelle l’OTAN et l’Union européenne doivent se préparer.

Pas de droit d’asile automatique pour les Russes fuyant la mobilisation

Tsahkna a tenu à clarifier un point sensible : les citoyens russes qui chercheraient à fuir vers l’Europe en cas de mobilisation ne pourront pas invoquer cette situation pour obtenir une protection internationale. « Une personne en Russie pourrait penser que fuir vers l’Europe en cas de mobilisation lui donnerait des motifs d’obtenir une protection internationale. Ce n’est pas le cas », a-t-il affirmé.

Des mesures déjà partiellement en place

Certains points de passage frontaliers fonctionnent déjà avec des horaires réduits et des contrôles douaniers renforcés. Tallinn anticipe une pression migratoire accrue en provenance de Russie dans les mois à venir. Ce scénario est envisagé notamment dans l’hypothèse d’une mobilisation générale qui pourrait être décrétée après les élections à la Douma d’État russe.

À titre de comparaison, la Finlande a déjà fermé indéfiniment ses postes-frontières terrestres avec la Russie, en raison d’une pression migratoire jugée trop importante côté russe. Une initiative similaire côté estonien n’a pour l’instant pas réuni suffisamment de soutien politique.

L’Estonie, aux côtés de la Lettonie et de la Lituanie, cherche également à restreindre le transit du grain russe via les ports baltes, jugeant inacceptable que des exportations d’un pays agresseur transitent par son territoire.

8 commentaires sur « Russie : ce pays européen prêt à fermer sa frontière en cas de mobilisation générale »

  1. “Russie : ce pays européen prêt à fermer sa frontière en cas de mobilisation générale”

    Il n’y a rien en Estonie que les Russes n’ont déjà
    Si les Russes attaquent ce pays dont il n’ont rien à f0utre c’est parce qu’il les aura menacés. Auquel cas, les Russes enverront nibe d’infanterie ou de blindés, ils enverront des missiles qui passeront par-dessus les « postes frontière fermés »

    Bref … des guignols, des guignols et encore des guignols

    Répondre
    • Les pays baltes sont de tout petits pays qui peinent à survivre grâce aux contribuables français et allemands. Ils tentent d’exister en affichant leur russophobie, historique et rabique. Cela a permis à Kaja Konass de devenir « Ministre des Affraires Etrangères » de la toute puissante Commission Européenne. Un poste qu’elle occupe ()sans avoir été élue) avec le brio que l’on connait : aucun pays sur cette planète n’ignore l’étendue de sa bêtise et de son incopompétence.

      Bref, tout le monde est impatient de voir ces pays inutiles provoquer la troisième guerre mondiale. Ce sera plus joli que le 14 juillet

      Répondre
  2. blabla la propagande, les gens paniques pour tout et rien on l’a vu pendant le COVID. paranos les gens …

    Répondre
  3. Malgré des millénaires « ‘d’évolution et de civilisation », les « Grands de ce Monde » se comportent encore et toujours comme des chefs de meute, de harde ou de troupeau !

    Sauf qu’un mâle alpha prendra soin de sa meute de manière beaucoup plus intelligente et efficace que ces p**ain de dégénérés que sont Trump, Macron ou Merz qui n’en ont rien fo*tre

    Répondre
    • T’inquiète bonhomme … le jour où monsieur Brigitte dira que les Français n’ont qu’a bouffer de la brioche, les sans-dents ressortiront la guillotine du musée pour l’installer au milieu d’un rond-point.
      Pas seulement pour faire joli.

      Répondre
  4. « L’Estonie affirme être en mesure de fermer sa frontière »

    C’est où encore l’Estonie ? ? ?
    🙂 🙂 🙂 🙂

    Répondre
    • « C’est où encore l’Estonie ? ? ? »
      300 km de frontière ! Ca doit pas être long à fermer !
      🙂 🙂 🙂 🙂

      Répondre
      • Surtout qu’il n’y en a qu’une centaine de terreste, le reste, c’est de la flotte !

        Répondre

Laisser un commentaire