Mohamed Salah est privé de permis de conduire pendant six mois après une procédure engagée en Angleterre à la suite d’un excès de vitesse relevé sur sa Rolls-Royce en mars 2026. La sanction a été prononcée par le tribunal de Warrington, qui lui a aussi imposé le paiement de 1044 livres, soit un peu plus de 1200 euros.
La suspension ne résulte toutefois pas directement de l’excès de vitesse. D’après les documents judiciaires, le véhicule avait été contrôlé à 58 km/h, sur une route limitée à 48 km/h, près de Wilmslow, dans le Cheshire, le 27 mars. Le principal motif de la condamnation est l’absence d’informations permettant d’identifier la personne qui conduisait la Rolls-Royce au moment du contrôle.
Une procédure menée en l’absence de Salah
Le capitaine de la sélection égyptienne n’a pas répondu à la notification de poursuites adressée par la police du Cheshire et n’a pas présenté de plaidoyer. L’affaire a donc été traitée selon la procédure britannique dite Single Justice Procedure, qui permet à des magistrats d’examiner certaines infractions lors d’audiences privées.
Selon une porte-parole du tribunal, Salah a été reconnu coupable de ne pas avoir fourni les informations nécessaires à l’identification du conducteur de la voiture. L’excès de vitesse relevé par le radar constitue donc le point de départ de l’affaire, mais la sanction de six mois d’interdiction de conduire est liée à l’identification du conducteur. L’infraction routière était survenue trois jours après l’annonce du départ de Salah de Liverpool, où il avait passé neuf saisons. Il évolue désormais en Turquie avec Trabzonspor.
Benzema et Grealish avaient déjà été sanctionnés
Le cas de Salah rappelle d’autres procédures visant des stars du football pour des infractions routières. En 2013, Karim Benzema avait été condamné en Espagne à huit mois de suspension de permis et 18 000 euros d’amende après avoir été contrôlé à 216 km/h sur une portion limitée à 100 km/h près de Madrid. La sanction concernait directement cet excès de vitesse. En Angleterre, Jack Grealish avait également reçu une interdiction de conduire de neuf mois en 2020.
L’international anglais avait reconnu deux infractions de conduite dangereuse ou imprudente, dont une liée à un accident avec des véhicules stationnés. Le tribunal de Birmingham lui avait infligé une sanction financière totale dépassant 82 000 livres. Salah rejoint ainsi la liste des joueurs de premier plan ayant fait l’objet de sanctions judiciaires liées à leur conduite. Son dossier se distingue toutefois par le motif précis retenu par la justice : ne pas avoir fourni l’identité du conducteur de sa Rolls-Royce après le contrôle radar.
