À Taïwan, un homme a été condamné après avoir utilisé un robot aspirateur pour filmer son épouse à son insu. L’affaire, révélée le 1er septembre 2026 par Le Parisien, qui cite le South China Morning Post, remonte à 2023. Le couple, marié depuis 2021, disposait d’une maison de vacances. Après avoir découvert des éléments qui éveillaient ses soupçons, le mari a utilisé à distance le robot, équipé d’une caméra et d’un système audio, pour surveiller les lieux et démontrer que sa femme le trompait avec un autre homme que lui. Les images ont ensuite servi dans une procédure de divorce. Les choses ne se sont toutefois pas déroulées comme l’espérait.
En septembre 2023, l’homme en question commence à avoir quelques doutes quant à la fidélité de son épouse. Il avait en fait retrouvé une brosse à dents inconnue dans la maison de vacances. Il a ensuite consulté les images de vidéosurveillance du parking et constaté qu’un autre homme s’était rendu plusieurs fois sur place avec son épouse. Pour lui, aucun doute, son épouse lui est infidèle. Trois mois plus tard, sa femme se rend à nouveau dans leur maison de vacances. C’est alors qu’il met son piège à exécution.
Il prouve l’infidélité de sa femme avec un robot aspirateur
Sa femme est avec son amant. Lui a activé le robot ménager depuis une application sur son smartphone. La caméra s’est alors mise en marche et commence à enregistrer son épouse avec son amant. Le mari a conservé les images pour tenter d’établir l’infidélité auprès de la justice et obtenir d’éventuelles réparations de la part de celle qui deviendra son ex-femme.
La procédure de divorce a finalement confirmé l’existence d’une relation extraconjugale. La justice civile taïwanaise a reconnu une faute de l’épouse et l’a condamnée à verser 500 000 dollars taïwanais à son conjoint, soit un peu plus de 13 000 euros. Le mari réclamait de son côté 2 millions de dollars taïwanais, plus de 50 000 euros. Mais la reconnaissance de l’infidélité n’a pas réglé la question de l’enregistrement réalisé à l’aide du robot. C’est alors que l’affaire a connu un drôle de rebondissement.
5 mois de prison et 4 000 euros d’amende
Celle qui est devenue l’ex-épouse a poursuivi son ex-mari pour avoir enregistré des images sans son consentement. Le tribunal a considéré que le droit à la vie privée ne pouvait pas être écarté au nom des obligations conjugales. Les signaux lumineux et sonores du robot ont par ailleurs été jugés trop faibles pour permettre à la femme de savoir qu’elle était filmée. Le mari a alors été condamné à cinq mois de prison pour atteinte à la vie privée. Il devra également payer une amende de 150 000 dollars taïwanais, environ 4 000 euros.