Un père arrêté pour avoir tenté de vendre sa fille de 16 mois au Nigeria

Une fillette de 16 mois a été retirée de la garde de son père le 7 septembre, dans un hôtel de la localité d’Obi, au sud-est du Nigeria. Quatre hommes, dont le père biologique de l’enfant, ont été interpellés lors de cette opération, selon la police de l’État d’Abia.

Une opération menée par une unité spécialisée

Les agents de l’unité Genre du département d’investigation criminelle de l’État ont procédé à l’arrestation dans un établissement hôtelier de la zone de gouvernement local d’Obingwa. Les quatre suspects avaient auparavant été transférés depuis le commissariat central d’Umuahia, capitale de l’État, dans le cadre d’un dossier de conspiration et de trafic d’enfant. Le commissaire de police d’Abia, Wilfred Afolabi, en fonction depuis le 10 août, a détaillé cette affaire vendredi devant la presse, à l’occasion d’un point sur le bilan de son commandement.

Selon lui, l’enquête préliminaire a permis d’établir que l’enfant était bien la fille biologique de l’un des suspects. Il a précisé que la tentative présumée de trafic aurait été motivée par l’appât du gain. La fillette a depuis été confiée au ministère des Affaires féminines de l’État, chargé de sa protection et de sa prise en charge.

Une enquête toujours en cours

Les quatre hommes demeurent en détention le temps que les enquêteurs déterminent les circonstances exactes de l’affaire et vérifient si d’autres personnes seraient impliquées dans le réseau présumé. Aucune charge formelle n’a pour l’instant été annoncée contre les suspects, et les accusations restent à ce stade des allégations.

Un phénomène documenté à l’échelle nationale

Cette arrestation s’ajoute à un bilan communiqué par le commissaire Afolabi. Depuis sa prise de fonction, son commandement a procédé à plus de 220 interpellations réparties sur 152 dossiers criminels distincts, à la libération de neuf victimes d’enlèvement et à la saisie de 101 munitions.

Début septembre, l’Agence nationale nigériane de lutte contre la traite des personnes (NAPTIP) annonçait avoir recensé plus de 180 enfants victimes présumés de réseaux organisés autour de fausses offres éducatives visant des familles vulnérables.

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