Armes nucléaires : les États-Unis et la Chine envisagent une mesure pour réduire les tensions

Washington et Pékin discutent de la possibilité d’autoriser des visites mutuelles de leurs installations nucléaires afin de renforcer la confiance et de limiter les risques liés à leurs armes nucléaires. C’est ce que révèle CNN le 6 octobre, citant des sources proches du dossier. L’administration Trump veut poursuivre ce dossier lors de rencontres en personne dans les prochains mois.

Ces échanges interviennent dans un cadre tendu. Le traité New START, qui limitait les arsenaux nucléaires américain et russe, a expiré le 5 février sans successeur. Dans le même temps, la Chine aurait augmenté son arsenal de 600 à 620 ogives en un an. L’institut estime aussi à 12 187 le nombre d’ogives dans le monde en janvier 2026. Il avertit que les grandes puissances s’éloignent du désarmement. Pékin avait rejeté, dès l’expiration du traité New START, les appels à entrer dans de nouvelles négociations.

Une idée venue de Pékin

Selon une source citée par CNN, l’idée de visites réciproques a d’abord été avancée par les Chinois lors de réunions avec des responsables américains cette année. Les discussions ont porté sur des visites des laboratoires nationaux du département américain de l’Énergie et des installations chinoises équivalentes. Les États-Unis seraient en outre prêts à envisager des visites de sites d’essais nucléaires. Ces contacts ont surtout eu lieu en marge de réunions des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU.

Paul Dean, ancien secrétaire d’État adjoint par intérim chargé du contrôle des armements, a estimé auprès de CNN que de telles visites constitueraient « une mesure de confiance extrêmement précieuse ». Il recommande d’aborder toute discussion avec la Chine « les yeux grands ouverts ». Pékin déclare que son arsenal est bien plus petit que ceux de la Russie et des États-Unis. Selon CNN, elle refuse d’engager des négociations pour limiter sa montée en puissance nucléaire.

Donald Trump a pourtant plaidé pour des négociations trilatérales entre les États-Unis, la Chine et la Russie lors de sa rencontre avec Xi Jinping le mois dernier. Une rencontre est jugée probable cette année, peut-être en marge du sommet de l’APEC en novembre en Chine, ou lors du G20 aux États-Unis. D’ici là, de nouveaux échanges de niveau technique devraient avoir lieu.

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