Donald Trump a cité Los Angeles et San Diego comme des villes que l’Iran pourrait frapper, lundi 5 octobre 2026 à Grand Island, dans l’État du Nebraska, aux États-Unis, et ses partisans ont applaudi. Le président américain tenait un meeting de soutien au sénateur républicain Pete Ricketts, engagé dans une course plus serrée que prévu face à l’indépendant Dan Osborn. Selon Mediaite, il a lancé : « Ils peuvent détruire une ville. Qu’ils détruisent Los Angeles. Qu’ils détruisent San Diego. » La scène survient à quelques semaines des élections de mi-mandat de novembre, alors que la guerre contre l’Iran pèse sur le prix de l’essence.
Le prix de l’essence au centre du propos
Trump parlait du carburant quand il a glissé vers cette hypothèse. Il a d’abord minimisé la hausse : « Rappelez-vous, avec la guerre, c’est juste artificiel. C’est un peu élevé. » Il l’a ensuite présentée comme « un petit prix à payer pour garder le monde en sécurité », avant d’enchaîner sur les deux villes californiennes et d’ajouter : « C’est un très petit prix à payer. »
Il a poursuivi en affirmant que le conflit touchait à sa fin : « C’est pratiquement presque terminé. Et ils pourraient continuer un peu trop longtemps. » Rien dans ses propos ne précise s’il décrivait un scénario hypothétique ou s’il y voyait une issue acceptable.
Le président a aussi vanté l’action militaire américaine : « Au fait, on met une raclée à l’Iran, vous le savez, n’est-ce pas ? » Il a estimé que Téhéran devrait encaisser : « Ils disent toujours qu’ils ont un grand seuil de douleur. Ils en auront besoin. » Sur les prix, il a promis : « Ça se terminera très vite et les prix vont baisser très fortement. »
Il a enfin évoqué le Venezuela : « N’oubliez pas, nous avons pris un pays appelé Venezuela », avant de vanter l’afflux de pétrole : « Nous faisons entrer des centaines de millions de barils. »
Une guerre lancée en février, des réactions immédiates
La guerre a débuté en février par des frappes américano-israéliennes contre l’Iran. Trump affirme que Téhéran allait obtenir l’arme nucléaire, ce que contredisent les conclusions de ses propres agences de renseignement. Il en déduit que la hausse de l’essence est justifiée. En mars, le prix du carburant avait déjà pris environ 60 cents par gallon depuis le début des frappes. Lors d’un précédent meeting à Long Island, le président disait déjà : « Quand vous devez payer un peu plus, vous êtes à 4 dollars, ce n’est pas grave. »
Les propos du Nebraska ont provoqué des réactions rapides. Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a écrit sur X : « Après avoir envoyé la Garde nationale et les Marines occuper la Californie, Donald Trump dit maintenant que nos ennemis étrangers devraient « détruire » Los Angeles et San Diego. » Le journaliste Jim Acosta a écrit de son côté : « La foule se met à applaudir pendant que Trump fantasme sur la destruction de Los Angeles et San Diego par une attaque nucléaire. »
