Peu après le vote de la loi portant Code de la route en République du Bénin au Parlement, une rencontre a eu lieu avec la presse. L’objectif est d’expliquer les avantages de la nouvelle législation dans ce domaine. Cette conférence de presse a été animée par le ministre du Cadre de vie, Georges Alé, le président de la commission des lois, Orden Alladatin, et le directeur général du Centre national de sécurité routière (CNSR), Ariel Sacramento.
On retient des nouvelles mesures qui ont été annoncées que la protection des usagers vulnérables est au centre de ce nouveau texte. L’intégration des pistes cyclables dans les aménagements routiers et le renforcement de l’éducation à la sécurité routière sont également au cœur de cette loi.
Pour le président de la commission des lois, le texte initialement composé de sept titres et de 121 articles a été remanié pour aboutir à six titres et 122 articles. Il a notamment mis l’accent sur la nécessité de mettre fin à un dispositif hérité de la période coloniale. Il a rappelé que la réglementation routière reposait encore sur un arrêté datant de 1956.
Une meilleure prise en compte des usagers vulnérables
Le nouveau Code prévoit des dispositions visant à protéger davantage les piétons et les autres usagers vulnérables. L’éducation à la sécurité routière doit également être renforcée, y compris dans l’enseignement primaire. Le texte encadre par ailleurs l’occupation des trottoirs et des espaces réservés aux piétons. Ces occupations pourront faire l’objet de sanctions.
Autre avancée présentée par Orden Alladatin : les prescriptions du Code devront désormais être prises en compte dans la conception et la construction des routes. Les futurs aménagements devront notamment intégrer des pistes cyclables et des infrastructures adaptées aux personnes vulnérables.
Les textes d’application et la sensibilisation annoncés
Pour assurer l’entrée en vigueur du nouveau dispositif, le ministre du Cadre de vie, Georges Alé, a indiqué que les textes réglementaires nécessaires étaient déjà préparés. Ils pourront être soumis au Conseil des ministres ou faire l’objet d’arrêtés ministériels après la promulgation de la loi. Le ministre a également insisté sur la sensibilisation des usagers. Le CNSR et les structures concernées prévoient des actions de communication pour faire connaître les nouvelles règles et accompagner leur mise en œuvre.