Bénin : pourquoi les saisines de la CRIET ont augmenté en 2025-2026

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a enregistré 3 849 plaintes et procès-verbaux au cours de l’année judiciaire 2025-2026, contre 3 067 un an plus tôt. Ces données ont été présentées le lundi 12 octobre 2026 à Cotonou, à l’ouverture de la nouvelle année judiciaire. Cette évolution représente 782 enregistrements supplémentaires, soit une progression de 25,50 % en douze mois.

Le procureur spécial près la CRIET, Elonm Mario Mètonou, a communiqué ces statistiques lors de la rentrée judiciaire 2026-2027. Il estime que cette évolution traduit une sollicitation accrue de la juridiction, malgré les critiques régulièrement formulées sur son fonctionnement. « Chaque année, le nombre de plaintes portées directement devant la CRIET par les victimes augmente de manière exponentielle », a-t-il déclaré.

(📲 Rejoignez dès maintenant 👉 la communauté de La Nouvelle Tribune sur WhatsApp !)

La rentrée judiciaire s’est tenue autour du thème « Humaniser la justice pénale : entre protection des droits humains et efficacité répressive ». Les débats de cette nouvelle année judiciaire portent ainsi sur la dignité humaine, la transparence et l’efficacité de l’action judiciaire.

Rappelons qu’au cours de son intervention, le procureur a également défendu une utilisation exceptionnelle de la détention provisoire, qui prive une personne de liberté avant qu’une condamnation définitive ne soit prononcée. « Nous devons tenir d’une main de fer le glaive de l’efficacité répressive, tout en élevant de l’autre, comme un sanctuaire inviolable, le bouclier des droits fondamentaux et de la dignité humaine », a-t-il indiqué. « La détention provisoire doit redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : l’exception ultime », a-t-il ajouté.

Laisser un commentaire