Un militaire togolais est poursuivi devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) après avoir entrepris des démarches pour obtenir un passeport béninois. Présenté devant la juridiction spéciale lundi 5 octobre 2026, il a reconnu ne pas posséder la nationalité béninoise.
Selon Bip Radio, les juges ont cherché à comprendre pourquoi cet homme, qui se présente comme un ressortissant togolais, avait sollicité un document d’identité béninois. Sa réponse n’a pas laissé place au doute : il a déclaré être togolais et non béninois.
Le prévenu a cependant expliqué sa démarche par sa situation familiale. Son épouse est béninoise et le couple a des enfants. Cet élément n’a pas convaincu la Cour. Les magistrats lui ont rappelé que le mariage avec une ressortissante béninoise, la naissance d’enfants ou encore un séjour sur le territoire national ne suffisent pas, à eux seuls, à établir la nationalité béninoise.
La question de ses motivations a ensuite été approfondie par le ministère public. Le militaire a expliqué qu’il faisait l’objet d’une sanction au Togo à la suite d’une manœuvre. Cette situation aurait pesé dans sa décision d’entreprendre les démarches liées au passeport béninois.
Le prévenu nie toute volonté de désertion
Cette explication a conduit les juges à s’interroger sur ses intentions à l’égard de son pays. La Cour a cherché à savoir si la demande de document béninois pouvait être liée à une volonté de quitter le Togo ou de se soustraire à ses obligations militaires.
Le prévenu a rejeté cette hypothèse. Il a catégoriquement nié toute volonté de déserter ou de fuir son pays. L’audience a ainsi porté sur les circonstances de la demande de passeport et sur les raisons ayant conduit le militaire à effectuer cette démarche alors qu’il reconnaît ne pas être béninois.
À l’issue des échanges, la CRIET a décidé de maintenir le mandat de dépôt du prévenu. Son dossier n’a donc pas été tranché lors de cette audience. La juridiction a renvoyé l’affaire à novembre 2026. Cette prochaine audience doit permettre au ministère public de présenter ses réquisitions avant les plaidoiries de la défense. L’affaire reste ainsi pendante devant la CRIET, dans l’attente des prochaines étapes de la procédure.

Il a femme et enfants Béninois, où est le problème?
Vous importez des caucasiens Français et Belges à qui vous donnez la nationalité afin qu’ils dirigent nos ports, aéroports, MTN etc, mais vous refusez la nationalité à votre semblable.