Une publication sur les réseaux sociaux avait placé Gafarou Nignan au centre d’une polémique. L’ingénieur statisticien-démographe est désormais revenu sur ses propos et demande pardon au Président du Faso.
Gafarou Nignan sort du silence. L’ingénieur statisticien-démographe burkinabè a été interpellé puis entendu par la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC), à la suite de ses propos publiés sur les réseaux sociaux au sujet du capitaine Ibrahim Traoré. Il revient désormais sur cette sortie et assure n’avoir eu aucune intention malveillante.
Interrogé sur les motivations derrière sa publication, Gafarou Nignan reconnaît toutefois la gravité de ses écrits. Il estime que ses propos ont porté atteinte à l’image du Chef de l’État et vont au-delà d’une simple prise de parole sur les réseaux sociaux.
« Je reconnais avoir porté atteinte à l’image du Chef de l’État. En analyse approfondie, il s’agit d’une atteinte à la sûreté de l’État. À travers cette publication, on peut valablement me qualifier d’apatride », fait-il savoir.
Face aux réactions suscitées par son message, Gafarou Nignan dit ainsi mesurer davantage les conséquences que peuvent entraîner des publications diffusées sur les plateformes numériques. Il demande pardon au Président du Faso et sollicite sa clémence. Par ailleurs, il invite les internautes à faire preuve de davantage de responsabilité lorsqu’ils prennent la parole sur les réseaux sociaux.
Pour rappel, Gafarou Nignan n’est pas un inconnu du paysage public burkinabè. Il est connu comme un ingénieur statisticien-démographe et son nom apparaît dans des travaux de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), où il est notamment cité comme « démographe, agent au service du suivi des conditions de vie des ménages ».
Son parcours ne se limite toutefois pas au domaine statistique. Gafarou Nignan est également connu pour son engagement politique. Il est présenté comme le président du Front progressiste (FP), une formation politique burkinabè dont il fut l’un des membres fondateurs en 2015. À l’époque, le parti revendiquait notamment une « idéologie progressiste révolutionnaire ».

Très bien. Il a lu texte qu’on lui a demandé de lire, il est pardonné.