L’Oms recommande de consulter un médecin dès l’apparition d’une anomalie mammaire, même si la masse est indolore. La plupart des masses mammaires ne sont pas cancéreuses, mais l’évaluation médicale permet d’en déterminer la nature. Lorsque le cancer est détecté à un stade précoce, avant qu’il ne se propage aux ganglions lymphatiques ou à d’autres organes, le traitement est plus efficace.
La détection précoce repose sur deux approches complémentaires. Le diagnostic précoce consiste à reconnaître les signes et les symptômes et à consulter rapidement pour bénéficier d’une évaluation clinique. Le dépistage, quant à lui, utilise notamment la mammographie chez des personnes apparemment en bonne santé, généralement des femmes âgées de 50 à 69 ans, afin de repérer des lésions avant l’apparition de symptômes.
Une prise en charge adaptée au type de cancer
Le traitement dépend du sous-type de cancer et de son étendue. Il peut associer la chirurgie, la radiothérapie et des traitements médicamenteux, notamment l’hormonothérapie, la chimiothérapie ou les thérapies biologiques ciblées.
La chirurgie peut consister à retirer uniquement la tumeur ou le sein entier. Dans certains cas, l’intervention porte également sur les ganglions lymphatiques. La radiothérapie permet de réduire le risque de récidive. Les médicaments sont choisis en fonction des caractéristiques biologiques de la tumeur.
L’Oms insiste sur l’importance de commencer le traitement tôt et de le mener jusqu’à son terme. Un traitement incomplet est moins susceptible d’aboutir à des résultats positifs. L’accompagnement par une équipe pluridisciplinaire, comprenant des oncologues, des radiologues, des pathologistes, des professionnels de la nutrition, de la réadaptation et des soins palliatifs, contribue également à améliorer les résultats et la qualité de vie des patientes.
L’Oms vise une baisse de la mortalité d’ici 2040
Créée en 2021, l’Initiative mondiale contre le cancer du sein de l’Oms vise à réduire de 2,5 % par an la mortalité mondiale liée à cette maladie. Selon l’organisation, cet objectif permettrait d’éviter 2,5 millions de décès d’ici 2040.
Cette initiative repose sur trois piliers : la promotion de la santé pour favoriser la détection précoce, le diagnostic en temps utile et la prise en charge complète. L’Oms souligne que la sensibilisation aux signes et symptômes, l’accès à l’évaluation clinique et l’orientation rapide vers les services de traitement sont essentiels pour améliorer les résultats, y compris dans les pays où la mammographie de dépistage est difficile à mettre en place.
L’organisation relève par ailleurs que, dans les pays à revenu élevé, le taux de mortalité par cancer du sein standardisé selon l’âge a diminué de 40 % entre 1980 et 2020. Les pays ayant obtenu une baisse de la mortalité ont enregistré des réductions annuelles comprises entre 2 % et 4 %.
