La Chine teste en mer de Bohai un engin sans équipage à trois coques, qui devrait remonter en surface pour tirer entre 16 et 18 missiles, d’après Naval News. Le site spécialisé avait révélé l’existence de ce bâtiment le 29 octobre 2025, alors qu’il était encore caché sous des bâches dans un chantier naval chinois. Il le décrit comme un hybride entre navire de surface et sous-marin, et cette forme inhabituelle attire l’attention des analystes militaires.
Un engin armé, probablement sans équipage
Naval News a d’abord repéré la coque, composée d’un corps central et de deux coques latérales. Les images satellites montrent un bâtiment probablement sans équipage, conçu pour aller vite. Le schéma publié par le média indique des tubes de lancement qui se redressent à la verticale ou presque, des portes de hangar qui s’ouvrent sur les côtés et une hélice carénée, sans doute électrique, pour la navigation en immersion.
Le média avance l’hypothèse d’un « navire arsenal », un bâtiment conçu pour transporter un grand nombre de missiles. Il précise que sa construction est évoquée dans les milieux de sécurité chinois depuis 2017. Il n’écarte pas une autre fonction, celle de navire-mère pour drones, car l’avant du bâtiment n’avait pas été clairement observé.
Ce que Pékin n’a pas confirmé
La marine chinoise n’a communiqué ni sur le programme, ni sur le nombre de missiles, ni sur les essais. Les chiffres cités restent donc des estimations d’analystes. H I Sutton, l’analyste qui a signalé l’engin, a insisté sur un contraste avec l’Occident. Selon lui, les marines occidentales n’ont souvent que « des concepts qui existent sur PowerPoint », alors que la Chine les construit pour sa marine.
Ce constat s’appuie sur le rythme des lancements. En effet, Naval News a compté de 15 à 20 sous-marins lancés par la Chine en cinq ans, dont au moins huit nouvelles classes, alors que de nombreuses marines occidentales peinent à en construire un ou deux en même temps.
