Ilhan Omar, élue démocrate du Minnesota, compte parmi les critiques les plus constantes du président Donald Trump, qui réclame depuis des années son expulsion des États-Unis. Elle fait l’objet d’une enquête fédérale depuis plusieurs mois. Et pour cause, Jeudi 15 octobre 2026, le Wall Street Journal rapporte, selon des responsables américains, que cette enquête chercherait à constituer un dossier pour lui retirer sa nationalité, puis l’expulser. Pour autant, aucune procédure de déchéance n’a été confirmée officiellement à ce jour.
Rappelons que des agents du Département de la Sécurité intérieure ont perquisitionné son domicile à Washington le lundi 12 octobre. Le ministère de la Justice a indiqué que l’opération s’appuyait sur un mandat judiciaire, dans le cadre d’une enquête pénale en cours sur son parcours d’immigration. Déjà, en mars, le vice-président JD Vance a affirmé que l’administration pensait qu’elle avait « définitivement commis une fraude à l’immigration ». Omar a rejeté ces accusations, qu’elle juge « absurdes et offensives ». Dans le foulée, le 13 septembre, le responsable de la frontière à la Maison-Blanche, Tom Homan, a confirmé que les services d’enquête de l’ICE examinaient ces allégations, sans exclure une déchéance de nationalité.
Ilhan Omar est une citoyenne naturalisée, par conséquent, elle ne peut être expulsée tant qu’elle conserve sa nationalité. Pour ce faire, le gouvernement devrait d’abord saisir un tribunal fédéral et prouver qu’elle l’a obtenue par une fausse déclaration volontaire ou en cachant un fait important. Née en Somalie, elle est arrivée aux États-Unis en 1995 comme réfugiée et a été naturalisée en 2000, à 17 ans. Élue au Congrès en 2018, elle a été l’une des deux premières femmes musulmanes à y siéger. Pour l’instant, Ilhan Omar est visée par une enquête fédérale, et seul un tribunal pourrait décider de lui retirer sa nationalité.