Game Conscience Week : CanalBox connecte les champions du gaming béninois

Une conférence de presse portant sur l’édition 2026 de la Game Conscience Week (Gc Week) s’est déroulée à l’Institut français de Cotonou ce jeudi 29 octobre. Fournisseur de connexion internet illimitée et haut débit par fibre optique, CanalBox accompagne cet événement, qui entend faire du jeu vidéo un levier de compétences, d’inclusion et d’entrepreneuriat pour la jeunesse béninoise.

La Game Conscience Week 2026 se déroulera le vendredi 30 octobre à l’Institut français, puis le samedi 31 octobre et le dimanche 1ᵉʳ novembre au Majestic (ex-Canal Olympia). Présentée comme le premier grand festival eSport et culturel du Bénin, la Gc Week rassemble joueurs passionnés, créateurs de contenu, familles, otakus et curieux autour du jeu vidéo et de la culture pop africaine et japonaise. Elle est organisée par la Creative Innovation and Entertainment Lab (Ciel Lab), structure qui accompagne les créateurs de jeux vidéo sur le plan entrepreneurial, organise des événements de gaming et promeut la création de matériel de gaming au Bénin. Le festival bénéficie du soutien de plusieurs institutions publiques, dont le ministère de la Transformation digitale et de l’Innovation, ainsi que d’entreprises privées.

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CanalBox, fournisseur d’accès internet officiel de la Gc Week, assure la connexion du festival. Plusieurs jeux au programme se jouent en ligne. « Sans l’apport de CanalBox sur le festival, les compétiteurs n’auraient pas pu jouer sur les demi-finales et les finales », a indiqué Kryst Kinhouandé, planificateur gestionnaire de projets et promoteur du festival. Il a adressé ses remerciements à CanalBox pour ce soutien.

Après le festival, CanalBox mettra une connexion internet à la disposition des jeunes, pour leur permettre de s’entraîner et de développer leurs compétences.

Trois jours de conférences, de compétitions et de culture

Le programme s’ouvre le vendredi 30 octobre à l’Institut français par une journée institutionnelle. Elle sera caractérisée entre autres par le lancement officiel de l’événement, en présence des autorités, des partenaires et des sponsors, puis par des conférences. Les organisateurs annoncent quatre panels, deux keynotes et un atelier d’animation. Les thèmes portent sur l’industrie du jeu vidéo en Afrique, la création et la formation, les métiers du gaming et de l’eSport, ainsi que les relations entre familles et pratique du gaming, avec un panel « Parents & Encadrants ».

Le samedi 31 octobre, la matinée accueille un panel consacré au business gaming, suivi de l’activité « Pitch Your Game ». Des créateurs béninois y présentent leurs projets devant un jury professionnel (Adpme, Sèmè City, Anpe, entre autres). En soirée, au Majestic, les demi-finales des compétitions sont suivies de la soirée Halloween : concours de costumes, DJ sets d’artistes locaux, stands d’exposition et jeux sur l’esplanade pour tout le public.

Le dimanche 1ᵉʳ novembre, place aux grandes finales par jeu, au défilé et concours de cosplay, puis à la cérémonie de clôture et à la remise des prix, en espèces et en équipements.

À l’origine, une frustration

Pour Kryst Kinhouandé, qui se dit joueur de jeux vidéo, l’idée est née du constat selon lequel il n’existait pas de cadre idéal pour la pratique. Il a vu autour de lui des jeunes insultés par leurs parents parce qu’ils jouent. Il a aussi évoqué le besoin de déconstruire les mentalités et d’accompagner les jeunes créateurs de jeux vidéo, qui ne sont pas forcément mis en valeur dans le pays.

Ce festival vise à convaincre les parents que les jeux vidéo ont des effets positifs, tout en leur présentant leur côté négatif, afin de déconstruire les stéréotypes. Il vise aussi à organiser des compétitions en mettant l’accent sur l’équité de genre et la participation des jeunes femmes. L’équipe d’organisation a aussi pour objectif à travers cette initiative, de collaborer avec les institutions pour montrer qu’un festival de jeu vidéo ne se réalise pas seul et que l’on peut rassembler acteurs publics et privés au service de l’écosystème. L’ambition est aussi de mettre en valeur les créateurs de jeux vidéo béninois, accompagnés par des experts et par les institutions partenaires.

Face aux détracteurs du jeu vidéo, le promoteur avance plusieurs arguments. Un secteur qui génère plus d’argent que le cinéma et la musique, une industrie aux métiers nombreux, et une pratique qui permet de se détendre et de développer des facultés. Il n’a pas manqué de mentionner les âges à respecter et les limites à ne pas dépasser.

Compétitions, cash prizes et équité de genre

Les compétitions officielles, ouvertes aux hommes et aux femmes, se jouent avec des qualifications un mois avant l’événement. Les titres au programme sont Tekken 8, FC 26, Naruto Storm Connections, Mobile Legends, Clash Royale et Call of Duty Mobile. Le festival annonce 4 000 000 francs Cfa de cash prizes et 30 champions récompensés. Les jeux de combat comptent des catégories féminine et masculine distinctes, dotées de façon équivalente. Les organisateurs attendent 800 joueurs inscrits.

Sur l’équité de genre, le promoteur de l’événement estime le pari réussi. D’après lui, c’est la première fois au Bénin qu’autant de jeunes femmes participent à une compétition de jeu vidéo.
La Gc Week ne se limite pas au tournoi. Elle propose un cosplay contest, un quiz geek, des zones de jeux libres, des concerts, un food court, des stands tech et gaming, un espace dédié aux entrepreneurs et startups béninoises, ainsi qu’un lounge Vip pour les partenaires. Elle vise plus de 3 000 participants. Après l’événement, les lauréats seront accompagnés dans un programme de formation à l’entrepreneuriat numérique, en partenariat avec Epitech Bénin et Sèmè City. La vision est de faire du Bénin un hub de l’eSport et de la culture numérique en Afrique de l’Ouest.

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