Gazoduc du Maroc: nouvelle étape avec le NNPC au Nigeria alors que l’Algérie accélère

Un prêt de 473,8 milliards de nairas accordé par la NNPC à sa filiale gazière concerne notamment le gazoduc Nigeria-Maroc. Au même moment, l’Algérie poursuit les travaux de son tronçon du gazoduc transsaharien.

Le gazoduc Nigeria-Maroc bénéficie d’un nouvel éclairage sur son financement. Les comptes annuels de la compagnie pétrolière nationale nigériane, révélés ce 5 octobre, indiquent qu’un prêt de 473,8 milliards de nairas a été accordé en 2025 à NNPC Gas Infrastructure Company, une filiale entièrement détenue par la NNPC. Cette enveloppe doit répondre aux besoins de plusieurs projets gaziers.

En effet, trois dossiers sont concernés par ce financement. Il s’agit des appels de fonds liés au gazoduc Nigeria-Maroc, du gazoduc Ajaokuta-Kaduna-Kano (AKK) et d’un apport au capital d’Anoh Gas Processing Company. Cependant, les informations rapportées ne précisent pas la part exacte attribuée à chacun de ces projets. Le montant de 473,8 milliards de nairas ne peut donc pas être présenté comme une enveloppe exclusivement destinée au gazoduc reliant le Nigeria au Maroc.

Du côté du Gazoduc transsaharien (TSGP), les choses bougent également. L’Algérie, le Niger et le Nigeria ont validé le 3 juin 2026 l’étude de faisabilité actualisée du projet. Le lendemain, l’Algérie a lancé les travaux de son tronçon à Aoulef, dans la wilaya d’Adrar. Les trois pays ont ensuite poursuivi les démarches pour faire avancer le projet.

Dès le lendemain, le 4 juin, l’Algérie est passée à une phase plus concrète avec le lancement officiel des travaux de son tronçon à Aoulef, dans la wilaya d’Adrar, en présence de représentants des trois pays.

La dynamique s’est poursuivie en septembre. Le 22 septembre, le ministre algérien des Hydrocarbures s’est rendu à Niamey pour discuter notamment du tronçon nigérien. Les échanges ont porté sur le lancement des levés topographiques et la réalisation des études environnementales, d’impact et géotechniques.

Début octobre, le Niger devait ainsi entrer dans cette phase opérationnelle avec les relevés du tracé. Le 4 octobre, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a également déclaré que les travaux préparatoires se poursuivaient en Algérie et au Niger. Il a affirmé qu’il resterait moins de 1 000 kilomètres à réaliser en Algérie, une donnée qui relève de sa déclaration.

Les deux projets suivent donc des trajectoires distinctes. Le Nigeria-Maroc vient de voir son engagement financier précisé, tandis que le TSGP a déjà engagé des opérations techniques sur le terrain.

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