La Russie utilise depuis quelques mois une nouvelle version du drone à réaction Geran-4, a indiqué le renseignement militaire ukrainien (HUR) le 5 octobre. Selon le renseignement, un petit capteur magnétique du fabricant américain PNI Sensor aide l’appareil à repérer les changements de position et à corriger les erreurs de son système de navigation embarqué.
Le HUR a déjà signalé à plusieurs reprises la présence de composants américains dans des armes russes. Son site War&Sanctions recensait 5 816 composants étrangers dans 202 systèmes d’armes russes en août 2026. Selon le HUR, la Russie se les procure en Europe, en Asie et en Amérique du Nord grâce à des circuits « gris » et à des pays tiers, malgré les sanctions. Environ la moitié des 45 composants étrangers identifiés dans le Geran-3 venaient de fabricants américains. Certains composants sont particulièrement récents : des pièces américaines fabriquées fin 2025 ont été retrouvées dans des Shahed utilisés fin mars 2026.
Ce que contient le Geran-4 modernisé
Selon le renseignement ukrainien, ce capteur, un magnétomètre magnéto-inductif PNI5GA intégré à un nouveau module, fonctionne avec le système de navigation inertielle SADRA afin de corriger la dérive des gyroscopes.
L’appareil est également équipé du système de navigation autonome « Susanin ». Il compare les images enregistrées par un dispositif optique à des images de référence dans sa mémoire pour maintenir sa trajectoire jusqu’à la cible. Cette version peut donc se déplacer sans dépendre des signaux satellitaires.
La nouvelle ogive KRSN est conçue pour endommager les ponts et les supports de lignes électriques aériennes tandis que le moteur chinois Telefly a été remplacé par un équivalent russe produit à Alabouga. Pour le reste, les composants électroniques sont identiques à ceux des précédents Geran, selon le renseignement ukrainien.
