Douze bombardiers B-1B ont quitté la base britannique de RAF Fairford, dans le Gloucestershire, le 4 octobre 2026, pour regagner les États-Unis. Le Pentagone a confirmé ce départ dans la journée, une semaine après l’arrestation d’hommes soupçonnés d’avoir préparé une attaque contre le site. Ces appareils servaient aux opérations américaines contre l’Iran, depuis le début du conflit en février. Ce retrait total, effectué sans annonce préalable, pose la question de la sécurité des forces américaines au Royaume-Uni.
Selon le magazine Air & Space Forces, les appareils ont décollé au fil de la journée, d’après des observateurs aériens. Le Pentagone s’est exprimé ensuite : « Bien que la sécurité opérationnelle nous ait empêchés de confirmer en temps réel le mouvement de nos moyens et de nos forces, nous pouvons reconnaître désormais que tous les bombardiers américains déployés à RAF Fairford sont rentrés dans leurs bases d’attache aux États-Unis. » Des responsables américains cités par la presse américaine évoquent un départ d’une rapidité inhabituelle. Le ministère britannique de la Défense a refusé de commenter.
Des soupçons visant l’Iran
Cinq ressortissants britanniques de Londres ont été arrêtés près de la base, ainsi qu’un sixième suspect, de double nationalité irano-britannique, selon la police. Le Premier ministre Andy Burnham a parlé de « fortes indications » d’une implication de l’Iran, d’après Air & Space Forces.
Téhéran dément. L’ambassade d’Iran à Londres a dit rejeter et condamner fermement des « spéculations infondées et malveillantes » de la part de particuliers et de médias britanniques cherchant à lier l’Iran à ces interpellations.
RAF Fairford occupe une place particulière dans la guerre. Londres avait autorisé en mars les États-Unis à utiliser la base pour des opérations défensives. Le 20 mars 2026, le gouvernement de Keir Starmer a élargi cet accord à des missions de légitime défense collective contre les sites iraniens menaçant la navigation dans le détroit d’Ormuz. Les Gardiens de la révolution ont déclaré en juillet considérer la base comme une cible légitime, en raison des bombardiers qui y étaient déployés.
Le conflit connaît depuis plus de trois mois une pause fragile, ponctuée d’actions militaires de faible intensité. Washington n’a pas précisé si le retrait des bombardiers est temporaire ni où les appareils seront affectés.
