Washington s’apprête à revoir un dispositif que les entreprises utilisent depuis plus de vingt ans pour faire venir des travailleurs étrangers. En effet, le département du Travail a transmis le 14 septembre 2026 à la Maison-Blanche un projet de règle, selon Bloomberg Law, pour examen par le Bureau de l’information et de la réglementation (OIRA). Intitulé « Moderniser le test du marché du travail et améliorer la protection des travailleurs américains dans le programme de visas d’immigrant PERM », le texte concerne la première étape que doivent franchir les employeurs aux États-Unis avant de parrainer un salarié étranger.
Pour rappel, le programme PERM impose à l’entreprise de démontrer qu’aucun travailleur américain qualifié n’est disponible pour le poste, et que l’étranger sera payé au salaire du marché.
Recrutement, licenciements et non-discrimination dans le viseur
Le département du Travail a indiqué vouloir relever les normes minimales de recrutement des travailleurs américains et souhaite aussi renforcer les règles liées aux licenciements et durcir les obligations de non-discrimination à l’embauche. Ainsi, les licenciements récents seraient ainsi pris en compte lors de l’examen des demandes, afin de mieux protéger les salariés américains qui ont perdu leur poste.
Cette réforme s’ajoute à la pression exercée sur le visa H-1B. En effet, cette année, le département du Travail a annoncé plusieurs suspensions PERM visant des entreprises technologiques, dont Cognizant, l’un des principaux employeurs de salariés sous ce visa. Pour l’heure, le contenu précis de la réforme reste inconnu tant que le texte n’est pas publié au Federal Register.
