JOJ au Sénégal : Faye invoque la continuité de l'État en pleine tension avec Sonko

Le Sénégal ouvre le 31 octobre 2026 les Jeux olympiques de la jeunesse à Dakar, le premier événement olympique organisé en Afrique. Pour Bassirou Diomaye Faye il s’agit là de la preuve que l’État tient sa parole d’un pouvoir à l’autre. Pour ce faire, il l’a défendu dans un entretien publié ce mercredi 21 octobre, à dix jours de la cérémonie, dans un pays où une grève générale s’ouvre le même jour.

Le chef de l’État s’est confié au quotidien Le Soleil sur le fait de porter un projet qu’il n’a pas lancé et qui a été attribué au Sénégal en 2018 sous Macky Sall: « Ces Jeux ont été attribués au Sénégal, pas à un homme. » a-t-il rétorqué.

Un argument de stabilité dans un climat tendu

Le mot « continuité » prend un poids particulier au regard de l’actualité. En effet, Diomaye Faye a limogé Ousmane Sonko de la tête du gouvernement en mai 2026. Ce dernier a ensuite pris la présidence de l’Assemblée nationale avec 132 voix sur 165, et il dirige toujours le parti qui porté le président, le **Pastef.

Dans l’entretien publié, le président n’a abordé ni ce dossier ni la grève de 72 heures qui court du 21 au 23 octobre, jugée illégale par l’État. Il s’en est tenu aux Jeux. Il a toutefois reconnu que les Sénégalais ne semblaient pas encore mobilisés et que les préoccupations du quotidien pesaient lourd.

Sur le coût, il a écarté l’idée d’une dépense inutile en période d’ajustement. Le CIO et des partenaires internationaux financent une partie de l’événement, et le reste a servi à des équipements durables, dont la piscine olympique et le stade de Diamniadio. Il n’a avancé aucun montant, ni pour le budget total ni pour la part du CIO.

Faye a mis l’accent sur l’expérience des visiteurs. Il a souhaité une circulation fluide entre l’aéroport et Diamniadio, des rues propres et un accueil soigné, selon un plan arrêté par le Premier ministre. Pour attirer le public, il a rappelé que 200 000 billets avaient été offerts aux écoles et aux associations, que les moins chers coûtaient 1 000 francs CFA, et il a demandé à chaque Sénégalais d’emmener un enfant voir une épreuve.

Laisser un commentaire