Le 31 octobre 2026, Afreximbank et l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO) ont annoncé la création de la Banque Africaine de l’Énergie (AEB) lors de son assemblée générale inaugurale, à Abuja, au Nigeria. Cette création confirme selon le communiqué, la volonté des gouvernements africains de maîtriser leur avenir énergétique, à un moment où l’intelligence artificielle ouvre de nouvelles perspectives industrielles.
Pour rappel, la Banque mondiale ne finance plus les activités amont du pétrole et du gaz depuis 2019. La Banque africaine de développement a aussi cessé d’investir dans les projets liés aux énergies fossiles. Des chantiers majeurs restent en attente, comme le gisement gazier d’Ubeta, estimé à 550 millions de dollars, ou le projet pétrolier Bonga North, évalué à 5 milliards de dollars.
Un capital de 5 milliards de dollars pour la chaîne de valeur
Doté d’un capital autorisé de 5 milliards de dollars, l’AEB financera l’ensemble de la filière énergétique. Il va s’agir de l’exploration et production, transport, transformation, raffinage et distribution. Les besoins d’investissement du continent sont estimés à 200 milliards de dollars rappelle le communiqué.
La future banque souhaite attirer des fonds venant des gouvernements, des compagnies pétrolières nationales, des établissements financiers et des investisseurs privés. Les membres ont nommé Helmy Ghazi premier président de la banque et constitué son premier conseil d’administration, composé de représentants des secteurs public et privé ainsi que d’institutions reconnues dans l’élaboration des politiques publiques.
Le communiqué insiste sur une « participation africaine solide » dans le secteur énergétique du continent, afin que l’avenir énergétique de l’Afrique soit « façonné par des Africains ». Il évoque une « transition énergétique juste » pour les pays, sans détailler le calendrier de cette transition.
