L’avocat de Jorge Jesus, Luís Miguel Henrique, a annoncé la fin de sa collaboration avec le journal portugais Record. Dans sa dernière chronique, il explique sa décision par la participation de Cristiano Ronaldo au capital du groupe propriétaire du quotidien et adresse plusieurs critiques au joueur.
Le différend entre Cristiano Ronaldo et Jorge Jesus a des répercussions au-delà du terrain. Luís Miguel Henrique, avocat du sélectionneur, a annoncé qu’il ne signerait plus de chroniques pour Record, quotidien sportif portugais appartenant au groupe Medialivre dans lequel la star portuguaise détient une participation.
En effet, Medialivre possède également Correio da Manhã, Jornal de Negócios, Sábado et la chaîne CMTV. Le groupe avait confirmé la qualité d’actionnaire du footballeur lors de sa visite dans ses locaux, le 24 mars 2025. Pour Luís Miguel Henrique, cette situation soulève une question d’indépendance financière et intellectuelle, puisqu’il défend publiquement Jorge Jesus tout en étant rémunéré par une entreprise dans laquelle le joueur détient des parts.
Dans sa dernière chronique, l’avocat a justifié son choix et formulé une critique directe de l’attaquant d’Al-Nassr :
« Il y a des chroniques qui s’écrivent avec le cœur et d’autres avec la conscience. Celle-ci fait partie de ces dernières – et ce sera très probablement la dernière que je signerai ici. Non pas sous la contrainte de qui que ce soit, mais par une décision purement et simplement personnelle. Pour moi, les faits sont très simples : Cristiano Ronaldo est un actionnaire de référence de Medialivre, propriétaire de ce journal. Alors que le capitaine est en conflit ouvert avec Jorge Jesus et, par ricochet, avec moi-même, il ne serait pas convenable, voire honteux, que je continue à collaborer et à être rémunéré par une entreprise dont il est actionnaire. Il n’y a pas d’indépendance intellectuelle sans indépendance financière. Celui qui s’exprime sur le pouvoir ne peut dépendre du pouvoir sur lequel il s’exprime. C’est de ce carcan que, dès à présent, je préfère me libérer, afin que personne, qui qu’il soit, ne pense ou ne rêve d’avoir la capacité de m’infliger une quelconque « conséquence ». La liberté qui ne s’exerce que lorsqu’elle ne coûte rien s’appelle la convenance. Et je n’ai jamais écrit par convenance. Enfin, un mot pour Cristiano Ronaldo. Une grande partie de ce que vous avez accompli pour vous-même, pour votre famille et pour votre pays a été défendue ici, louée et rappelée à ceux qui l’avaient le plus oubliée. Mais, par vos actions, vos comportements et votre obsession pour certains indicateurs, vous parvenez à ce qu’aucun adversaire n’a réussi à faire : gâcher notre capacité à nous souvenir de tout le bien que vous nous avez apporté. Vous vous entourez de plus en plus de ceux qui vous disent ce que vous voulez entendre et de moins en moins de ceux qui vous disent ce que vous devez entendre. C’est le destin des dieux et des autocrates : ils finissent seuls sur l’Olympe, entourés de miroirs. », a affirmé Luís Miguel Henrique.
