Le Conseil des ministres, réuni le 30 septembre 2026 à Koulouba sous la présidence d’Assimi Goïta, a adopté les textes portant création, organisation et fonctionnement de l’École des Mines et du Pétrole. La future école devra assurer la formation initiale et continue des professionnels des deux secteurs.
Cette décision prolonge la politique de reprise en main du secteur minier engagée par le chef de la Transition. Son gouvernement a lancé un audit du secteur début 2023, qui a révélé d’importants déficits pour l’État et ouvert la voie à un nouveau code minier. Ce code a permis à l’État de prendre jusqu’à 30 % des nouveaux projets et a servi à supprimer des exonérations fiscales. Le Mali a par ailleurs recouvré 1,2 milliard de dollars d’arriérés.
Former les cadres du secteur
Le Mali possède beaucoup de ressources minières et pétrolières, dont l’exploitation exige un personnel qualifié selon le compte rendu du Conseil. Le gouvernement d’Assimi Goïta note le manque de structures à ces métiers et la place limitée de certaines spécialités dans les formations existantes.
L’école sera créée en même temps que l’Agence pour la Recherche et le Développement des Ressources minérales. Cette agence sera chargée de produire, sécuriser et diffuser les connaissances sur les ressources géologiques, minières, pétrolières et gazières du pays. Ces réformes visent à renforcer l’expertise nationale dans un secteur stratégique. Le Conseil n’a pas précisé le lieu d’implantation, le calendrier d’ouverture, le budget, ni les filières proposées.
