Le Fonds de solidarité pour la sauvegarde de la patrie (FSSP) a investi 58 803 729 545 FCFA dans la sécurité en trois ans. Ce montant, consacré au renforcement des capacités des Forces de défense et de sécurité engagées contre le terrorisme, représente 82,6 % des ressources totales mobilisées. Ce bilan a été présenté par la présidente du FSSP, Mme Réki Moussa Hassane Djermakoye, entourée des membres du comité de gestion.
Depuis l’arrivée au pouvoir du général Tiani, le Niger a accéléré ses dépenses militaires. En décembre 2024, le chef de l’État annonçait 25 000 hommes recrutés en un an et plus de 150 milliards FCFA dépensés pour équiper l’armée. En août 2026, le budget de l’État a été relevé de 58,32 milliards FCFA, à 2 980,54 milliards, notamment pour des besoins additionnels des forces de défense. Les équipements viennent largement de Turquie : drones armés, avions légers et véhicules blindés.
Un fonds né des sanctions
Créé le 11 octobre 2023, dans le cadre des sanctions régionales, le FSSP vise à mobiliser des ressources internes pour soutenir l’État. Depuis le 23 octobre 2023, il a cumulé 71 205 146 527 FCFA, dont 11,79 milliards de contributions volontaires, soit 16,6 %. Les chiffres révèlent une montée en puissance : 38,65 milliards FCFA ont été mobilisés pour l’année 2025.
La collecte repose également sur des prélèvements. La nouvelle ordonnance n°2025-35 en a abrogé certains pour les adapter à la situation économique. Ces nouvelles mesures devraient apporter environ 50 milliards FCFA de ressources supplémentaires par an. Côté gestion, le comité affirme que les dépenses de fonctionnement engagées en trois ans s’élèvent à 371 319 716 FCFA, soit 0,5 % du total mobilisé.
