Selon le Wall Street Journal, les services de renseignement américains soupçonnent Vladimir Poutine d’avoir personnellement ordonné l’intensification des opérations de sabotage visant les pays de l’Alliance atlantique, une campagne clandestine qui fait peser de nouveaux risques sur la sécurité européenne.
D’après le quotidien américain, les renseignements recueillis par les États-Unis indiquent que le Kremlin aurait décidé de renforcer ces actions clandestines. L’affaire de l’aéroport de Leipzig-Halle, en Allemagne, figure parmi les épisodes examinés dans ce dossier.
Pour rappel, le 4 août 2026, un drone chargé de Semtex a heurté l’aile d’un avion-cargo Antonov ukrainien stationné à Leipzig-Halle, la charge explosive n’a pas détoné. Tombé sur le tarmac, le drone n’a été découvert que plusieurs heures plus tard, par hasard, par un chauffeur de bus.
De plus, le 1er septembre 2026, le gouvernement allemand a publiquement attribué à la Russie la responsabilité de cette tentative de sabotage. Pour étayer cette accusation, le ministre allemand de l’Intérieur, Alexander Dobrindt, s’est notamment appuyé sur les investigations policières, le mode opératoire et les renseignements disponibles. Par ailleurs, des spécialistes allemands en cybersécurité seraient ensuite parvenus à remonter la piste des communications jusqu’à des serveurs liés au GRU, le renseignement militaire russe.
L’article 5 de l’OTAN en question
L’affaire de Leipzig aurait également conduit Berlin à examiner les conséquences d’une attaque plus meurtrière. Selon le Wall Street Journal, les autorités allemandes auraient envisagé d’invoquer l’article 5 du traité de l’OTAN si l’opération avait provoqué des victimes. qui prévoit qu’une attaque armée contre un membre de l’Alliance est considérée comme une attaque contre tous. Toutefois, elle ne déclenche pas automatiquement une réponse militaire identique de chaque pays membre.
