Le porte-parole de l’armée du Pakistan, le lieutenant-général Ahmed Sharif Chaudhry, a ouvert samedi 31 octobre la porte à une adhésion de l’Iran à l’accord de défense commune de La Mecque. Il a en effet affirmé « qu’aucun obstacle ne s’oppose à cette éventuelle entrée, mais que la décision appartient aux pays signataires ». Signé le 7 août, le texte lie le Pakistan, l’Arabie saoudite et la Turquie, et prévoit qu’une attaque contre l’un d’eux soit traitée comme une attaque contre tous.
Cette déclaration intervient alors que la rumeur circule depuis le moit d’août. À l’époque, le responsable de l’agence parlementaire iranienne Khaneh Mellat, Mehdi Rahimi, avait assuré que Téhéran examinait une invitation. Le ministère iranien des Affaires étrangères avait toutefois corrigé cette version, par la voix de son porte-parole Esmaïl Baghaï : « Nous n’avons pas reçu d’invitation à rejoindre le pacte de La Mecque, mais des propositions de discussions sur la sécurité régionale ont été faites ».
Ces discussions ont ensuite pris forme dès le 26 octobre. En effet à cette date, l’Iran a reçu à Téhéran le ministre saoudien de la Défense, Khalid ben Salmane, le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, et le chef du renseignement turc, Ibrahim Kalin. À l’issue de cette rencontre, un haut responsable iranien de la sécurité a parlé de « très bonnes discussions », puis la télévision d’État a indiqué que les quatre parties avaient convenu de poursuivre les pourparlers.
