Le gouvernement nigérien a fait appel à l’expertise algérienne pour faire face à l’éruption du puits Goumeri W-8, situé sur le bloc pétrolier d’Agadem, à environ 1 700 km à l’est de Niamey. Selon le ministère du Pétrole, l’incident, survenu le 25 septembre, présente une « gravité exceptionnelle » : le brut et le gaz sont projetés à plus de dix mètres de hauteur. Au 12 octobre, la situation restait « partiellement contenue, mais pas totalement maîtrisée ».
Ce recours à Alger fait suite à un rapprochement entamé début 2026. Les deux pays ont procédé au retour réciproque de leurs ambassadeurs en février, avant une visite d’État à Alger du général Abdourahamane Tiani. Sur le terrain pétrolier, le forage du puits d’exploration Kafra Sud-Est 1 a débuté le 13 août dans la région d’Agadez. Il est conduit par ENAFOR, filiale de Sonatrach, sur un bloc de plus de 23 000 km² dont les réserves sont estimées à plus de 260 millions de barils. En juin, l’Algérie a également livré au Niger une centrale électrique de 40 MW destinée à alimenter Niamey. Fin août, le Premier ministre nigérien Ali Mahaman Lamine Zeine s’est rendu à Alger pour deux jours de travail consacrés à la coopération énergétique.
Une expertise algérienne sollicitée sur le terrain
Les experts algériens doivent contribuer à l’analyse des circonstances de l’incident, à l’évaluation des dégâts et à l’identification des solutions techniques permettant de maîtriser l’éruption. La plateforme est dégradée, et l’intégrité de ces deux installations voisines est compromise. Les premières constatations écartent la piste criminelle ou terroriste, mais les causes ne sont pas encore connues. Les autorités déclarent avoir pris des mesures pour prévenir un incendie et limiter les dégâts environnementaux.
