Quelques minutes après l’interpellation d’un jeune, un commandant de police en civil s’est retrouvé à terre, frappé à la tête, vendredi 2 octobre 2026 à Belfort, en France. Les faits se sont produits vers 9 heures, aux abords du lycée Gustave-Courbet, en marge des blocages lycéens.
Le procureur de la République, Paul-Edouard Lallois, a ouvert une enquête pour tentative d’homicide volontaire. Une vidéo tournée avant l’agression, où le policier apparaît dans l’eau avec un jeune, a relancé la polémique. Des internautes y voient une tentative de noyade, ce que le parquet conteste.
Un commandant hospitalisé après avoir perdu connaissance
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a réagi sur X : « Ces images d’une rare violence sont insoutenables. » Il précise que le policier « a été hospitalisé après avoir perdu connaissance » et que son état « n’inspire heureusement plus d’inquiétude majeure à cette heure ». Le commandant a pu quitter l’hôpital dans la journée.
Le magistrat a lui aussi insisté sur la gravité des faits et parle d’une « violence inouïe ». Les enquêteurs exploitent plusieurs vidéos de l’agression. Un lycéen de 17 ans, arrêté vers 11 heures, est en garde à vue. Son rôle n’a pas encore été établi par les enquêteurs.
Ce que dit le procureur de la vidéo dans la rivière
Selon France 3 Bourgogne-Franche-Comté, plusieurs extraits circulent sur les réseaux sociaux. L’un d’eux, long de trois secondes, filme de dos deux hommes dans la Savoureuse : l’un, debout, maintient l’autre à genoux. Beaucoup d’internautes y voient la preuve d’une intention de noyer le jeune. Selon cette version, d’autres élèves seraient intervenus pour aider le premier. Paul-Edouard Lallois admet que ces images ont été tournées avant l’agression, mais écarte cette interprétation.
Il commence par rappeler que « la vidéo originale dure une dizaine de secondes », ce qui fait de l’extrait diffusé une version tronquée. Il ne nie pas la scène : « Effectivement, les deux se retrouvent dans l’eau », dit-il, avant d’ajouter : « On voit d’ailleurs le commandant les pieds dans l’eau. » Il décrit ensuite ce que montrent les images qui suivent cet extrait : « Mais il l’a rapidement relevé. » Il affirme que « le jeune est en bonne santé et il marche avec le policier jusqu’à l’intervention des agresseurs ».
Les deux versions s’opposent donc sur le déroulé de l’interpellation. L’enquête ouverte pour tentative d’homicide vise l’agression du commandant. Les conditions de l’interpellation, dans la rivière, restent contestées sur les réseaux sociaux.
